La réforme de l'assurance-chômage reportée de trois mois, annonce le gouvernement

La réforme de l'assurance-chômage reportée de trois mois, annonce le gouvernement
Le Premier ministre Jean Castex a réuni les partenaires sociaux lundi 26 octobre à Matignon.

, publié le lundi 26 octobre 2020 à 13h30

Le gouvernement n'entend pas pour autant renoncer à une réforme qu'il juge "majeure". 

Nouveau report pour la réforme de l'assurance-chômage. Si le gouvernement "n'entend pas renoncer" à cette "réforme majeure", le Premier ministre a annoncé "un nouveau report de trois mois" aux partenaires sociaux qu'il recevait lundi matin à Matignon, dans le cadre d'une "conférence sociale" organisée pour évoquer les conséquences économiques de la reprise de l'épidémie et pour faire un point sur les chantiers lancés au ministère du Travail, notamment ceux en réponse à la crise.



Le gouvernement avait accepté en juillet de suspendre jusqu'au 1er janvier cette réforme, qui prévoit un durcissement de 4 à 6 mois de travail pour ouvrir des droits à l'assurance-chômage et une réforme du mode de calcul des allocations défavorables à ceux qui alternent chômage et contrats courts. Si l'exécutif refuse de remettre en cause la "philosophie" de la réforme, il se dit prêt à en bouger certains "paramètres".

Jean Caxtex a également assuré lundi matin vouloir mener à terme "toutes les autres réformes qui ont pour objectif de transformer, de moderniser notre pays, de le rendre plus fort et plus juste", tout en soulignant que "plus que jamais le dialogue, la concertation sont indispensables", particulièrement "dans les circonstances très graves que traverse notre pays".

Lors de cette "conférence sociale", la première organisée depuis la nomination de Jean Castex, la question du télétravail a également été "largement abordée". "Nous dirons sans doute dans la semaine les décisions que nous allons prendre en la matière", a indiqué le chef du gouvernement.

Le Premier ministre s'est également félicité des résultats des mesures "extrêmement fortes" prises pour "atténuer l'impact" économique et social de la crise, en mentionnant le plan pour l'emploi des jeunes dont les chiffres d'août et septembre sont "encourageants, notamment dans le domaine de l'apprentissage".

Le chef du gouvernement a aussi souligné le recours à l'activité partielle de longue durée, la formation professionnelle et la reconversion des salariés "qu'il nous faut par tout moyen privilégier sur les licenciements". "Ces résultats concrets sont rendus possibles par le dialogue social" alors que "les accords dans les entreprises, dans les branches professionnelles n'ont jamais été aussi nombreux". "C'est le meilleur antidote à la crise", a-t-il martelé.
 

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