La pétition contre le statut de première dame signée plus de 115 000 fois

La pétition contre le statut de première dame signée plus de 115 000 fois
Brigitte Macron a reçu Rihanna le 26 juillet à l'Assemblée nationale

Orange avec AFP, publié le samedi 05 août 2017 à 14h26

La proposition d'accorder un statut officiel à la fonction de première dame ne fait décidément pas l'unanimité. Lancée voilà deux semaines, une pétition "contre le station de première dame pour Brigitte Macron", diffusée sur Change.org recueille plus de 115 000 signatures.

Alors que les emplois familiaux sont désormais interdits à l'Assemblée, "il n'y a aucune raison pour que l'épouse du chef de l'état puisse obtenir un budget sur les fonds publics", écrit Thierry Paul Valette, auteur de la pétition. Pour lui, qui se décrit comme "un artiste peintre" et "un citoyen engagé", la question du statut de la première dame "doit être tranchée (...) dans le cadre d'un référendum et non du fait d'un seul homme".



"Je souhaite que le droit de pétition soit revu, afin que l'expression directe de nos concitoyens soit mieux prise en compte et que les propositions des Français puissent être présentées, dans un cadre défini et construit, à la représentation nationale", avait déclaré Emmanuel Macron de son discours devant le Sénat réuni à Versailles le 3 juillet. L'auteur de la pétition espère ainsi être reçu par Emmanuel Macron afin de lui exposer son point de vue.



Interrogé samedi 5 août par L'Express, l'homme à l'origine de la pétition estime qu'en période de "moralisation de la vie politique française (...), nous ne pouvons décemment cautionner l'initiative d'un statut spécifique à l'épouse du Président Macron". "Nous ne sommes pas aux États-Unis, déplore Thierry Paul Valette, (...) nous avons nos valeurs et notre fonctionnement". Selon l'hebdomadaire, il vise les 500 000 signatures pour sa pétition.



Emmanuel Macron avait annoncé jeudi 27 avril sur TF1 vouloir créer un véritable statut pour la première dame afin de "sortir d'une hypocrisie française". "Nous en définirons le cadre si je suis élu dans les premières semaines et elle en décidera", avait déclaré le candidat, qui avait précisé : "elle ne sera pas rémunérée par le contribuable parce que je ne l'ai jamais fait. Je pense qu'il faut s'en tenir à cette règle, mais elle aura une existence, une voix, un regard (...) Elle aura un rôle public parce qu'il en est ainsi et c'est une attente". Un projet qui fait également des remous dans les rangs des députés de l'opposition.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU