"La mère des batailles" : Emmanuel Macron veut "éradiquer" les trafics de drogue

"La mère des batailles" : Emmanuel Macron veut "éradiquer" les trafics de drogue
Emmanuel Macron, en mars 2021, à Paris

publié le dimanche 18 avril 2021 à 20h55

Le chef de l'Etat appelle à "ne laisser aucun répit" aux trafiquants.

"La matrice économique de la violence dans notre pays". Dans un entretien accordé au Figaro sur le thème de la sécurité, Emmanuel Macron a affiché un discours offensif quant à la lutte contre les trafics de stupéfiants.

"Ceux qui prennent de la drogue, et cela concerne toutes les catégories sociales, doivent comprendre que non seulement, ils mettent leur santé en danger, mais qu'ils alimentent aussi le plus grand des trafics. On se roule un joint dans son salon et à la fin on alimente la plus importante des sources d'insécurité...", déclare t-il, dans cette interview parue dans la soirée de dimanche 18 avril.

Le chef de l'Etat reconnaît que les trafics de stupéfiants "explosent" et "forment la matrice économique de la violence dans notre pays". "Les éradiquer par tous les moyens est devenu la mère des batailles, puisque la drogue innerve certains réseaux séparatistes mais aussi la délinquance du quotidien, y compris dans les petites villes épargnées jusqu'ici. Ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue, c'est faire reculer la délinquance partout", souligne-t-il.

"Je me bats pour le droit à la vie paisible"

Le président de la République fait par ailleurs valoir la ligne du gouvernement, qui passe "à la vitesse supérieure" avec l'objectif de "harceler les trafiquants et les dealers". "Sur les 4.000 points de deal répertoriés récemment, plus de 1.000 opérations coup-de-poing ont été réalisées ces dernières semaines. Et chaque jour, nous fermons un point de deal. Allez voir dans les quartiers comment cela change la vie!", lance t-il.

Quant aux violences, Emmanuel Macron s'alarme de la hausse des agressions aux personnes, en particulier sur les "détenteurs de l'autorité". Les policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, élus sont les principales victimes de la progression de la violence dans notre société, s'inquiète t-il. "Je me bats pour le droit à la vie paisible", insiste t-il encore, estimant que la violence s'ancre d'abord dans les quartiers les plus pauvres et "touche d'abord les plus modestes".

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