La lutte contre le Covid et la reprise économique sont "les deux priorités" d'ici 2022, affirme Jean Castex

La lutte contre le Covid et la reprise économique sont "les deux priorités" d'ici 2022, affirme Jean Castex
Jean Castex, le 8 septembre 2021.

publié le mercredi 08 septembre 2021 à 16h47

Le chef du gouvernement a de nouveau exhorté mercredi les Français à se faire vacciner pour se "protéger de toute résurgence du risque épidémique".

Si la situation sanitaire liée au Covid-19 s'améliore en France, "l'épidémie n'est pas encore derrière nous", a martelé mercredi 8 septembre Jean Castex à l'issue d'un séminaire gouvernemental à l'Élysée, indiquant que les deux priorités du gouvernement pour la fin du quinquennat était la lutte contre l'épidémie de Covid et l'amplification de la "reprise économique". 



Le Premier ministre a notamment de nouveau exhorté les Français à se faire vacciner pour se "protéger de toute résurgence du risque épidémique". Si "88% de la population en âge de se faire vacciner a reçu une première dose", il a insisté : "nous ne sommes pas au bout du chemin".

"Nous savons désormais que ce vaccin protège face à un virus qui lui tue toujours ou provoque des effets très graves, de long terme. Des effets de long terme sur lesquels on nous dit que nous avons bien moins de recul que sur le vaccin lui-même", a rappelé le chef du gouvernement.

Jean Castex a rappelé qu'une "grande campagne de rappel vaccinal" était en préparation, en commençant par les plus de 65 ans. Les prochaines semaines seront également marquées par l'entrée en vigueur le 15 septembre de l'obligation vaccinale pour les soignants, ou encore la fin du remboursement des tests antigéniques ou PCR au 15 octobre.

"Rebond spectaculaire de l'économie"

Sur le plan économique, le Premier ministre a vanté "un rebond spectaculaire de l'économie", rappelant que la prévision de croissance s'établissait à 4% pour 2022. "Les indicateurs sont tous au vert", a estimé le locataire de Matignon, avec notamment un taux de chômage au plus bas depuis 2008 et un "niveau inédit de créations d'emploi", tout en appelant à "amplifier cette dynamique". "Avec un taux de croissance attendu d'un peu plus de 6%, nous retrouverons d'ici la fin de l'année notre niveau de richesse d'avant la crise", a insisté le chef du gouvernement.




"Si nous produisons plus et travaillons plus, ce n'est pas le fruit du hasard mais c'est lié aux efforts du gouvernement (...) pour baisser les impôts. Cela tient aussi aux mesures massives décidées au début de la crise pour sauvegarder nos emplois", a poursuivi Jean Castex.

Quelles mesures et réformes à venir ?

Dans cette perspective, l'exécutif veut s'attaquer aux problématiques de recrutement dans certaines filières, et "un plan ambitieux d'investissement dans les compétences" sera présenté d'ici fin septembre. Pour les jeunes, M. Castex a rappelé qu'un revenu d'engagement était en cours d'élaboration et serait dévoilé "dans les prochaines semaines", consistant en un "accompagnement exigeant sur la base d'un contrat donnant-donnant et pour une durée limitée dans le temps". En parallèle, des négociations salariales ont été lancées dans certaines branches, comme l'hôtellerie - café - restauration, afin de renforcer l'attractivité de ces métiers.

Parmi les autres réformes en cours, M. Castex a qualifié "d'indispensable" celle, controversée, sur l'assurance-chômage, qui sera progressivement appliquée "entre le 1er octobre et le 1er décembre". 

"Un plan pour les travailleurs indépendants, dont l'objectif sera de faciliter la conduite de leurs activités et d'améliorer leur protection sociale", est également dans les tuyaux, tout comme "un nouveau dispositif d'assurance récolte" pour les agriculteurs faisant face aux "événements climatiques extrêmes". 

Enfin, le plan d'investissements "France 2030", complément de l'actuel plan de relance et ciblé sur quelques "secteurs industriels et économiques d'avenir", sera présenté "au cours de la première quinzaine d'octobre", a déclaré M. Castex.

En revanche, la réforme des retraites est repoussée à plus tard, le Premier ministre estimant que "les conditions ne sont pas réunies". "La réforme des retraites est une nécessité absolue", mais "ce processus ne pourra reprendre que lorsque la pandémie sera sous contrôle et la que la reprise économique sera suffisamment solide", a-til expliqué. 

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