La loi contre les séparatismes n'est pas un "texte anti-musulman", selon le CFCM

La loi contre les séparatismes n'est pas un "texte anti-musulman", selon le CFCM
Mohammed Moussaoui à Paris, le 22 mars 2019.

, publié le lundi 18 janvier 2021 à 12h03

Il faudra trouver un équilibre "pour combattre l'extrémisme se réclamant d'islam sans stigmatiser l'ensemble des musulmans", a-t-il prévenu.

Le projet de loi contre les séparatismes "n'est pas un texte antimusulman", a estimé lundi 18 janvier, le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, alors que les députés entament son examen en commission.

"Il y a certainement des mesures qui permettront de combattre l'extrémisme se réclamant de l'islam, et nous nous réjouissons que ces mesures puissent être étudiées par les députés", a déclaré Mohammed Moussaoi sur franceinfo.

"Le volet associatif peut présenter quelques contraintes quant aux associations gestionnaires de mosquées, mais pas uniquement, puisque tous les cultes sont concernés, a-t-il encore estimé. Donc, finalement, c'est un projet effectivement dans lequel il faut chercher un équilibre pour combattre l'extrémisme se réclamant d'islam sans stigmatiser l'ensemble des musulmans."


Le président du CFCM s'est en revanche félicité de retrait des amendements visant à interdire le port du voile pour les fillettes. "Cette proposition de loi visant à interdire le port du voile aux fillettes, elle vient simplement polluer le débat et détourner le projet de loi de son objectif, selon lui. Personnellement, je pense que les enfants doivent pouvoir être en mesure de se construire. Et je pense que ça se fait par l'école et par une bonne éducation. Je suis contre cette mesure, on ne peut pas régler tout par des lois.

Par ailleurs, Mohammed Moussaoui s'est exprimé sur la signature par le CFCM, de la "charte des principes" de l'islam de France. Après plusieurs semaines de crise interne, les trois dirigeants du CFCM ont annoncé samedi un accord à l'arraché sur ce texte qui affirme la "compatibilité de la foi musulmane avec les principes de la République", dont la laïcité, "l'égalité homme-femme" et rejette "l'instrumentalisation de l'Islam à des fins politiques".

"La plupart des déclarations que nous avons faites, allaient de soi mais je pense que c'était nécessaire de réaffirmer ces valeurs de manière solennelle, a déclaré Mohammed Moussaoui sur franceinfo

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