La guerre des bureaux à l'Assemblée nationale

La guerre des bureaux à l'Assemblée nationale©Panoramic

6Medias, publié le mardi 01 août 2017 à 20h06

Il n'y a pas que les débats qui sont chaotiques dans l'Hémicycle.

Selon Le Figaro, l'installation des députés à l'Assemblée nationale le serait aussi. L'attribution des bureaux aurait été une source de tensions dans les couloirs du palais Bourbon.

"L'endroit et la taille des bureaux sont symboliques pour un député. La répartition peut faire l'objet de savantes stratégies. Certains n'hésitent pas à faire valoir leur ancienneté pour obtenir ce qu'il souhaite. Les anciens ministres, président de groupe, ou vice-président ont souvent des prétentions plus élevées", explique le quotidien.

Résultat : certains se jugeant "mal lotis ont demandé à changer de bureaux", révèle l'entourage de la députée et questeure Laurianne Rossi. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui aurait ralenti l'installation des députés.

Il faut dire que tous les bureaux ne sont évidemment pas équipés de la même manière. "Ceux du 110 rue de l'université et du 3 rue Aristide Briand n'ont ni chambre, ni salle de bains. Il faut donc se débrouiller lorsque l'on ne peut pas rentrer dormir chez soi", précise Le Figaro. Les bureaux les plus prisés : ceux du 101 rue de l'université, totalement équipés, mais destinés aux députés résidents loin de Paris.

L'organisation et le délai d'installation avait d'ailleurs été pointé du doigt il y a quelques semaines par le député frontiste, Gilbert Collard, qui avait menacé de s'installer avec "des bureaux et des parasols sur la place du Parlement". "Nous n'avons eu nos bureaux que le 7 juillet. Et je n'ai eu mon ordinateur que le 13 juillet", s'était pour sa part insurgé le député du Nord Sébastien Chenu. Pourtant, Laurianne Rossi l'assure : "Le rythme d'installation des bureaux est identique à celui observé en 2012".

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