La France veut contribuer à faire reconnaître le génocide arménien

La France veut contribuer à faire reconnaître le génocide arménien
Le Premier ministre Edouard Philippe (c), la maire de Paris Anne Hidalgo (g) et Ara Toranian, le coprésident du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) lors des commémorations du génocide ...

AFP, publié le mercredi 24 avril 2019 à 21h10

La France entend contribuer à la reconnaissance du génocide arménien comme un crime contre l'humanité et "ne se laissera impressionner par aucun mensonge", a affirmé Edouard Philippe lors des commémorations du génocide mercredi à Paris.

Depuis 2001, "la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915", a rappelé le Premier ministre qui présidait les cérémonies en présence d'élus et de diplomates.

Pour entretenir le souvenir et la connaissance historique, Emmanuel Macron s'était par ailleurs engagé en février dernier à ce que le 24 avril devienne la journée de commémoration annuelle du génocide. En instaurant cette journée, "la France entend contribuer à faire reconnaître le génocide arménien comme un crime contre l'humanité, contre la civilisation", a déclaré Edouard Philippe.

"Elle ne se laissera impressionner par aucun mensonge, par aucune pression. Ce que nous recherchons, c'est l'exactitude historique et la réconciliation", a-t-il poursuivi.

Mercredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé ceux qui "donnent des leçons" à la Turquie à propos du "génocide arménien", notamment la France qu'il a accusée d'être responsable du génocide au Rwanda.

D'avril 1915 à juillet 1916, "un million et demi d'Arméniens" ont été tués au sein de l'empire ottoman, a rappelé pour sa part Edouard Philippe.

Evoquant les récents attentats meurtriers au Sri Lanka et en Nouvelle-Zélande, il a déploré que "des hommes, des femmes et des enfants ont été visés et tués pour ce en quoi ils croyaient, pour ce qu'ils étaient". 

"Rien n'est plus opposé aux valeurs fondamentales de la France", a-t-il affirmé, soulignant que Paris suit en particulier "avec beaucoup de vigilance, le sort des chrétiens d'Orient dont l'existence et la civilisation subissent des assauts répétés".

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