La France pourra recourir au plan de relance européen pour "rénover" l'hôpital

La France pourra recourir au plan de relance européen pour "rénover" l'hôpital
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'Elysée, le 24 avril 2020

, publié le lundi 18 mai 2020 à 21h37

La France pourra recourir au plan de relance européen de 500 milliards d'euros, proposé lundi par Emmanuel Macron et Angela Merkel, pour "rénover l'hôpital" et soutenir les secteurs frappés par la crise, a indiqué le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

"Quand nous aurons besoin, par exemple, de rénover notre hôpital, nous pourrons nous appuyer sur ce soutien (...) et un financement de la Commission européenne", a-t-il affirmé sur LCI.

La France pourrait également bénéficier de ce plan de relance pour les secteurs du tourisme, de l'industrie automobile et de l'aéronautique, très pénalisés par la crise sanitaire et ses conséquences économiques, a-t-il précisé.

Le couple franco-allemand a proposé un plan de relance de 500 milliards d'euros afin d'appuyer la relance économique de l'Union européenne, via un mécanisme inédit de mutualisation de la dette européenne -- des emprunts réalisés par la Commission sur les marchés.

"Il y aura bien pour la première fois dans l'histoire européenne de la dette commune, levée (...) pour financer des dépenses directes dans les Etats membres. C'est un geste de solidarité, c'est un geste d'efficacité et c'est un tournant historique", a insisté Bruno Le Maire.

Il a par ailleurs tempéré quelque peu les appels à une relocalisation industrielle tous azimuts.

"Nous dépendons beaucoup trop des pays extérieurs, il faut relocaliser une partie de nos chaînes de production, c'est indispensable", notamment dans le secteur de la santé, a-t-il reconnu.

Il a appelé à "s'en donner les moyens", via entre autres "une politique fiscale attractive" et une baisse des coûts de production -- "un ensemble de décisions politiques qu'il faut prendre pour qu'on ne vende pas des illusions aux Français mais des réalités".

Mais dans le même temps, "faisons attention aussi à ne pas donner le sentiment qu'on va tout rapatrier en France. Ce n'est pas forcément la bonne solution", a insisté le ministre.

"La question est de savoir (si) on veut vraiment tout produire en France (...): peut-être que pour les masques, la bonne solution, c'est d'abord de constituer des stocks stratégiques (...) en gardant la capacité en cas de crise de réagir très vite" via "un outil industriel puissant" pour "retrouver des capacités de production rapide", a-t-il fait valoir.

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