La France ne doit "surtout pas" intervenir en Syrie estime Bay du FN

La France ne doit "surtout pas" intervenir en Syrie estime Bay du FN

Nicolas Bay l'eurodéputé FN, membre du bureau exécutif du Front national, le 1er octobre 2017 à Chasseneuil-du-Poitou (ouest)

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AFP, publié le mercredi 11 avril 2018 à 22h10

L'eurodéputé FN , membre du bureau exécutif du Front national, a estimé mercredi que la France ne devait "surtout pas" intervenir en Syrie car "rien n'était prouvé" de l'attaque chimique attribuée au régime de Damas, qui n'est qu'"un prétexte" pour faire la guerre, selon lui.

"Ce n'est pas la première fois que les États-Unis prennent une posture très belliqueuse, (...) fortement provocatrice. Il faut se garder de leur emboîter le pas parce que, si on s'engageait dans un conflit frontal avec le régime de Damas, on aboutirait à ce à quoi ont abouti les interventions en Irak, ou en Libye, c'est-à-dire mettre les islamistes au pouvoir", a expliqué sur CNews le dirigeant frontiste.

"Rien n'est prouvé" en ce qui concerne l'attaque chimique attribuée au régime syrien, a ajouté M. Bay, qui ne "voit pas du tout l'intérêt qu'aurait eu (le président syrien) Bachar al Assad à commettre une attaque chimique maintenant, alors que l'éradication de Daech est quasiment achevée et qu'il vient de terminer l'éradication des rebelles islamistes de la Ghouta orientale", pilonnée depuis le 18 février par l'armée syrienne, où 1.600 personnes sont mortes.

L'attaque chimique "ressemble clairement à un prétexte". "On a l'impression que (Emmanuel) Macron et Édouard Philippe veulent en fait avoir leur petite guerre", a ajouté le responsable du FN, un parti proche de la Russie, elle-même alliée de la Syrie.

L'ancien allié du FN au second tour de la présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan, a réclamé "un vrai débat" à l'Assemblée nationale sur la Syrie, afin "d'éviter une guerre sans issue". 

Dans un communiqué, le président de Debout la France demande au président Emmanuel Macron de "tenir la France à distance d'une intervention militaire sur la seule base d'allégations sans preuve".

"Une décision aussi grave ne peut (...) pas se prendre sous le coup de l'émotion et des pressions étrangères", fait valoir le député de l'Essonne.

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