"La crise sanitaire n'est pas derrière nous", prévient Emmanuel Macron

"La crise sanitaire n'est pas derrière nous", prévient Emmanuel Macron
Emmanuel Macron en visioconférence, le 14 mai 2021, au Fort de Brégançon.

publié le mercredi 11 août 2021 à 11h20

En ouverture du Conseil de défense sanitaire, Emmanuel Macron a évoqué mercredi 11 août une "situation sanitaire plus que délicate". 

Flambée des cas aux Antilles, pass sanitaire et vaccination... Emmanuel Macron préside mercredi 11 août un Conseil de défense sanitaire en visioconférence depuis le Fort de Brégançon pour faire un point sur l'épidémie du Covid-19, qui connaît un fort regain en France. 




"Je tenais à ce que nous puissions réunir ce Conseil sanitaire car sous l'effet du variant dit Delta, la situation sanitaire est plus que délicate et impose notre mobilisation", a déclaré le chef de l'État en ouverture. "Nous avons dépassé en début de semaine les 9.200 hospitalisations pour Covid, un niveau que nous n'avions pas atteint depuis le mois de juin, la barre des 1.600 patients a également été franchie", a-t-il déploré. 

"Un scénario d'urgence se présente devant nous", dans les territoires d'Outre Mer, a-t-il ajouté, évoquant en Guadeloupe et en Martinique en particulier, "une situation dramatique qui implique une solidarité inconditionnelle de la nation toute entière". En Martinique, un nouveau confinement strict vient d'entrer en vigueur avec fermeture des commerces non-essentiels, des locations saisonnières, des hôtels et des plages, et les touristes sont invités à quitter l'île. Reconfinée depuis une semaine, la Guadeloupe devrait également subir de nouvelles restrictions.

Outre la flambée des cas de Covid-19 dans les Antilles, Emmanuel Macron a souligné "l'état des lieux préoccupant" en régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse et Occitanie, où le taux d'incidence dépasse les 500 cas pour 100.000 et fait craindre une montée de la pression hospitalière, a-t-il ajouté.


"Les vaccins sont une assurance tous risques"

"S'il fallait faire la démonstration que la vaccination est le moyen le plus efficace de répondre à ce variant Delta, malheureusement, nos Antilles en délivrent une démonstration cruelle", a ajouté le président, évoquant le faible taux de vaccination en Guadeloupe et en Martinique. 

"Nous pouvons éviter cette situation dans la métropole en utilisant le vaccin, je le rappelle. (...) Les vaccins sont une assurance tous risques contre les hospitalisations et les formes graves de la maladie", a insisté Emmanuel Macron, en notant une baisse dans la prise de rendez-vous ces derniers jours. Alors que le cap des 45 millions de primo-vaccinés a été franchi lundi, l'objectif des 50 millions de primo-injections d'ici fin août reste d'actualité, a indiqué le chef de l'État. 

"Notre objectif c'est la vaccination de tous les Français qui peuvent être vaccinés. (...) Grâce au vaccin, nous pouvons éviter la propagation du virus et la fermeture des commerces", a martelé le président, en défendant le pass sanitaire, étendu depuis lundi 9 août à tous les restaurants-cafés, hôpitaux, avions et trains longue distance. "Nous mesurons les contraintes, mais nous n'avions pas d'autre choix", a-t-il assuré.

"La crise sanitaire n'est pas derrière nous très clairement et nous allons vivre encore plusieurs mois avec ce virus", a conclu Emmanuel Macron devant les médias. "Voilà pourquoi j'attends de nous tous concentration et vigilance quant au bon déploiement de la vaccination", a-t-il expliqué. "Je souhaite également que nous continuons à faire preuve d'une transparence totale sur les chiffres comme nous le faisons depuis le début de l'épidémie", a-t-il indiqué, ajoutant que "jamais dans notre histoire, une crise d'une telle ampleur n'a été combattue de manière aussi démocratique".

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