La colère de Hollande après la grande interview de Macron

La colère de Hollande après la grande interview de Macron
François Hollande le 10 mai 2017 à Paris.

Orange avec AFP, publié le mardi 17 octobre 2017 à 10h55

POLITIQUE. François Hollande n'a pas apprécié les nombreux tacles du chef de l'État à son égard, révèle Le Parisien.

"François va en balancer une un de ces quatre, je ne sais pas quand", menace l'un de ses proches.

Emmanuel Macron a donné dimanche soir 15 octobre sa première grande interview télévisée. Et le président n'a pas été tendre avec François Hollande. Sans jamais le nommer, il a multiplié les critiques envers son "prédécesseur", ainsi qu'il l'a désigné. Dès le début de l'entretien, il a assuré qu'il ne souhaitait pas incarner "une présidence bavarde", quand François Hollande était connu pour se confier aux journalistes. Le chef de l'État a par ailleurs expliqué qu'il ne conditionnerait pas la réussite de son quinquennat à l'inversion de la courbe du chômage, sans oublier de brocarder la taxe à 75%.

Autant de réflexions qui n'ont pas manqué d'agacer l'ancien président de la République, révèle mardi 17 octobre Le Parisien. Si François Hollande n'a pas regardé la prestation de son ancien ministre, trop occupé qu'il était à préparer sa première conférence qu'il a donné mardi lors du "World Knowledge Forum" à Séoul, en Corée du Sud, il a revanche consulté les dépêches sur l'émission et échangé de nombreux SMS avec ses fidèles. Si l'ancien chef de l'État n'a pas fait de commentaires officiels sur le sujet, ses proches en revanche se sont lâchés auprès du quotidien.



"MACRON CÈDE À LA FACILITÉ"

"François va en balancer une un de ces quatre, je ne sais pas quand", aurait notamment menacé un proche lundi. Fidèle parmi les fidèles, Stéphane Le Foll regrette que "Macron cède à la facilité". "Macron ne l'a même pas cité ! Il l'appelle mon prédécesseur", s'énerve un membre de son entourage, tandis qu'un autre critique sa politique, aussi bien sur le fond que sur la forme : "Les APL, c'est une connerie sans nom. Et sa mesure de suppression de l'ISF, ça finira en eau de boudin. Sans parler de ses fautes de comportement. Un jour, ça se paiera".

L'interview n'est pourtant qu'une nouvelle goutte d'eau dans l'océan de tensions qui règnent entre les deux hommes. "François est très en colère. Entre ces deux-là, il ne faut pas grand-chose pour que ça frotte. Il ne passera rien à Emmanuel", rapportait un proche quelques jours avant le passage du président sur TF1. Selon Le Parisien, leur dernière rencontre, lors de l'hommage à l'ancienne ministre Nicole Bricq début octobre, "a été plutôt fraîche". Voire "très, très tendue", comme le rapporte un témoin. François Hollande n'a toujours pas digéré que son ex-conseiller lui ait barré la route à la présidentielle. "Emmanuel m'a fait un croche-pied", aurait-il dit en petit comité.

LA NOUVELLE MISE EN GARDE DE HOLLANDE

La réplique n'a pas tardé. Lors de sa conférence à Séoul, François Hollande a mise en garde contre "une fiscalité allégée pour les riches et alourdie pour les plus modestes ou les classes moyennes", alors que l'examen du premier budget du quinquennat Macron, qui comprend notamment une réforme de l'ISF, débute mardi à l'Assemblée.

"La politique fiscale doit favoriser l'investissement, pas la rente. Je ne suis pas contre la réussite, mais elle ne doit pas être celle de ceux qui s'enrichissent en dormant. Ceux qui travaillent doivent avoir le bénéfice de leurs efforts et je ne vois pas pourquoi il faudrait consentir des largesses aux contribuables qui savent placer très opportunément leur argent", a également déclaré M. Hollande.

Dimanche sur TF1, Emmanuel Macron a défendu son projet de supprimer la part non immobilière de l'ISF, fustigeant la "jalousie" française. "Quand il s'est agi pour la France, à un moment particulièrement difficile avec la crise des subprimes, des déficits qui s'étaient alourdis, de réduire les déficits, j'ai fait appel à la fiscalité. Mais quand il y a eu le retour à la croissance, j'ai fait baisser les impôts des catégories moyennes, qui sont les plus importantes, et j'ai maintenu une fiscalité relativement élevée pour les grandes fortunes", s'est défendu François Hollande.

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835 commentaires - La colère de Hollande après la grande interview de Macron
  • Hollande revanchard et amer, on le savait déjà. Il a été question non de son prédécesseur mais de ses prédécesseurs à cette fonction, c'est dire si Hollande se replie sur lui-même ! Oui Hollande a été Président mais a-t-il réalisé ce qu'il avait promis ? Sur quelques sujets peut-être mais il s'était engagé par-devant les Français de diminuer le chômage! On ne peut distribuer que par rapport à ce que l'on a cela est une évidence aussi, avant de distribuer faire en sorte d'avoir des résultats à distribuer et non que de belles paroles. La gauche ancienne a voulu distribuer, cela partait du Coeur mais quoi distribuer ? Du travail en berne, baisser les maigres recettes du Pays ? Faire fuir les productifs ? Accepter le chômage galopant comme une fatalité ? Non il fallait agir de façon programmée et non désormais critiquer dans un Pays lointain, la Corée du Sud, pour tenter d'exister politiquement. Voilà M. le Citoyen Hollande (encore payé largement par l'argent public) ce que vous devriez méditer avant de médire au détriment de celui qui, suivant son projet point par point pourrait vous indiquer les yeux dans les yeux comment arrivant en politique lui,a dit ce qu'il ferait et fait ce qu'il a dit : cela vous change de l'ancienne politique suicidaire suivie depuis tant d'années par des "professionnels" de cette politique qui nous amenât là où nous sommes et qu'un jeune néophyte en politique vous démontre que la vérité, si elle vous touche, n'est pas la vôtre qui n'a pas su vous faire (à vous et à vos prédécesseurs) entreprendre les réformes nécessaires à l'avenir et au bien de notre beau Pays : LA FRANCE !.

  • une chose est claire ! c'est que ceux sont tous des comédiens qui obéissent à Bruxelles
    car c'est Europe qui dirige ,et à la Franc Maçonnerie ,nous le peuple qui espérons à une justice qui ne viendra jamais seront de plus en plus pauvres et misérables pour que ces nantis s'en mêttent plein les poches ,ils fanfaronnent ,palabrent ,mais tout cela n'est que de la comédie pour attirer les gogos qui tournent autour

  • Rassurez-vous,m. Hollande ,comme prévu l'arrivée de m. Macron a empiré le sort des classes moyennes déjà bien amochées depuis des décennies.Au point qu'on se dit que vous étiez "moins pire".

  • M'enfin l'hôpital qui se fou de la chariotée , le cave se rebiffe !

  • Le chef de l'État a par ailleurs expliqué qu'il ne conditionnerait pas la réussite de son quinquennat sur la diminution des chômeurs ! En effet il ne veut pas être désavoué , il n'a pas le courage de Hollande qui lui avait dit, ou le chômage diminue ou je quitte mon poste (c'est ce que nous avions compris !)