L'interdiction de la manifestation pro-palestinienne est une "décision sage" pour Anne Hidalgo

L'interdiction de la manifestation pro-palestinienne est une "décision sage" pour Anne Hidalgo
L'interdiction de la manifestation pro-Palestine par le gouvernement suscite un vif débat politique

publié le vendredi 14 mai 2021 à 18h50

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a justifié cette demande d'interdiction à la préfecture de police de Paris car "de graves troubles à l'ordre public furent constatés", durant une précédente manifestation en 2014.

Alors que la décision a indigné plusieurs personnalités de gauche, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a estimé vendredi que l'interdiction par le gouvernement de la manifestation pro-palestinienne de samedi était une "décision sage".
"Je crains des violences puisqu'en 2014, nous avons tous gardé le souvenir d'une manifestation extrêmement difficile où des propos terribles comme +mort aux Juifs+ ont été proférés", a déclaré Anne Hidalgo à l'AFP.


"Je me souviens de l'émoi, notamment d'un certain nombre de synagogues", de "ces femmes et ces hommes qui s'étaient retrouvés enfermés, ne pouvant pas sortir de crainte des violences", a ajouté l'élue socialiste à propos de la manifestation de 2014. "Je trouve que c'est une décision sage qu'a prise le ministre de l'Intérieur". "Paris et la France ne peuvent pas être le terrain d'affrontements qui importeraient ce conflit sur notre territoire", a encore dit Anne Hidalgo, qui a "toujours défendu, à l'instar de la classe politique française, la solution à deux Etats" au Proche-Orient.

La manifestation en soutien au peuple palestinien prévue samedi à Paris a été interdite jeudi à la demande du gouvernement en raison de "risques de troubles à l'ordre public". Il n'y aura "pas de manifestation antisémite", a affirmé Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, en référence à la manifestation de 2014.

LFI a considéré que cette interdiction était une "provocation" et une "atteinte à la démocratie".


De leur côté, les organisateurs de la manifestation espéraient vendredi obtenir de la justice l'annulation de son interdiction.

Les affrontements entre le Hamas et Israël avaient fait vendredi matin plus de 100 morts à Gaza, et neuf côté israélien, où se sont abattues environ 2.000 roquettes depuis le début du conflit. 

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