L'hommage de Sarkozy à Clemenceau était lourd de sous-entendus politiques

L'hommage de Sarkozy à Clemenceau était lourd de sous-entendus politiques©Source Huffington Post

Source Huffington Post, publié le samedi 11 novembre 2017 à 13h15

11 NOVEMBRE - On a tous en nous quelque chose de Clemenceau. Quatre-vingt-dix-neuf ans après l'Armistice qui a mis fin aux combats de 14-18, Emmanuel Macron a commémoré ce samedi sa première cérémonie du 11-novembre, en visitant notamment le musée parisien consacré à Georges Clemenceau, figure incontournable de la Première guerre mondiale et de l'histoire de France qui ne laisse aucun responsable politique indifférent.

L'actuel président de la République n'a pas été la seule personnalité à saluer celui dont le nom reste irrémédiablement rattaché à la victoire contre l'Allemagne en 1918.

Présent pour la cérémonie du 11-novembre, l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy lui a également rendu un hommage appuyé.



"Clemenceau a été un sacré ministre de l'Intérieur avant d'être un très grand président du Conseil", a déclaré sur France2 Nicolas Sarkozy en saluant "un des grands hommes de l'Histoire de France" dont l'itinéraire transcende le clivage entre la gauche et la droite. "Clemenceau c'est surtout un patriote. Et c'est un homme qui a montré dans l'Histoire de France que la volonté pouvait soulever des montagnes. Et il s'est révélé notamment bien sûr en gagnant la Première guerre mondiale", a-t-il estimé.

Avant d'ajouter un commentaire que beaucoup ne manqueront pas d'interpréter comme un plaidoyer pro-domo de la part du retraité de la vie politique. "Le destin est cruel. Parce qu'un an après, il était battu à l'élection présidentielle. Certes ce n'était pas au suffrage universel. Mais on a oublié le nom de celui qui l'a battu", a souligné en souriant Nicolas Sarkozy.

"L'ingratitude ça existe... pour des hommes comme Clemenceau", a conclu l'ancien président de la République, battu par François Hollande en 2012 et éliminé dès le premier tour de la primaire de la droite en 2016.

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156 commentaires - L'hommage de Sarkozy à Clemenceau était lourd de sous-entendus politiques
  • Clémenceau était un politicard, du genre Mittérand, soucieux de sa gloriole.
    Pendant la guerre , il a distribué verres de vin et poignées de mains pour faire croire qu'il était avec les soldats, alors qu'il méprisait le bas peuple.

  • Oui, 1 an après Clémenceau était battu car les députés savaient qu'il avait torpillé les propositions de paix faites par l'empereur d'Autriche en 1917 et causé ainsi la mort de centaines de milliers de soldats supplémentaires. Ensuite, alors que cette guerre qui devait être gagnée en quelques semaines avait été une interminable horreur, au lieu de négocier une paix équitable, il avait poursuivi une vengeance personnelle en imposant à l'Allemagne un traité léonin, sans réfléchir aux conséquences et sans penser que l'Europe avait davantage besoin de coopération et de paix que de revanche et de guerre. On ne peut pas refaire l'histoire, mais si Clémenceau est un personnage mémorable il n'est pas un modèle pour moi. Que Sarkozy lui ait rendu un hommage appuyé ne me surprend pas.

    Tout à fait exact, Clémenceau a torpillé les propositions de paix de l'Autriche en 1917....
    Mais quelles auraient été les conséquences d'une politique différente ? Personne ne peut le dire.

    Certes, nous ne pouvons pas refaire l'Histoire. De surcroît, il ne faut jamais philosopher sur des faits anciens, avec des arguments d'aujourd'hui. Dans cet esprit quelle aurait été la réaction de l'empereur d'Autriche avec un traité de Paix signé à l'arrachée ? Avec en toile de fond la recherche de poux dans la tête des Prussiens en 1870 par Napoléon III ?

  • "Le destin est cruel. Parce qu'un an après, Clémenceau était battu à l'élection présidentielle. Certes ce n'était pas au suffrage universel. Mais on a oublié le nom de celui qui l'a battu".

    Du Sarkozy dans toute sa modestie légendaire se comparant à Clémenceau et surtout pendant qu'il aura la même destiné que lui à savoir qu'on oubliera le nom de son successeur mais que le sien restera à tout jamais gravé dans l'histoire.

  • Ce que j'ai retenu de Clémenceau ? Son humour subtil !

  • Le Tigre ne mérite t-il pas un peu de baume?

    Et le Phénix ne mérite-t-il pas les hommages du Dragon?