L'Elysée aurait contredit le ministère de l'Intérieur pour accorder le port d'armes à Alexandre Benalla

L'Elysée aurait contredit le ministère de l'Intérieur pour accorder le port d'armes à Alexandre Benalla
Alexandre Benalla (gauche) et Emmanuel Macron, au Touquet, en juin 2017

Orange avec AFP, publié le vendredi 20 juillet 2018 à 22h35

Les révélations se succèdent concernant le collaborateur d'Emmanuel Macron, placé en garde à vue pour des faits de violence le 1er mai dernier.

Face à une crise sans précédent, l'Elysée a annoncé vendredi qu'il licenciait son collaborateur Alexandre Benalla, placé en garde à vue après la publication d'une vidéo le montrant frapper un manifestant le 1er mai. Ce dernier bénéficiait d'un logement dans une dépendance de l'Elysée, ainsi que d'autres prérogatives liées à sa proximité avec le cabinet du chef de l'Etat.

Premier refus en 2013

Selon M6, c'est grâce à une intervention de l'Elysée qu'Alexandre Benalla a obtenu le droit de porter une arme, alors que le ministère de l'Intérieur s'y était opposé à plusieurs reprises.

Le premier refus daterait de novembre 2013, alors qu'il était au service de l'avocat Karim Achoui. Ce dernier est suivi d'une réputation controversée, notamment pour des manquements déontologiques qui lui ont valu sa radiation du barreau de Paris. Dans sa demande, l'avocat de Karim Achoui souhaitait que le garde du corps de son client, Alexandre Benalla, ait un permis de port d'arme. La requête sera rejetée par le ministère de l'Intérieur.



En 2016, puis 2017, les services de la Place Beauvau rejetteront encore les demandes du collaborateur du futur chef de l'Etat. Il obtiendra finalement gain de cause une fois Emmanuel Macron élu, grâce à une intervention du palais présidentiel.

Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi 20 juillet. Il est visé pour des faits de violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public, d'usurpation de fonctions, de port illégal d'insignes réservés à l'autorité publique et de complicité de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection.

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