"L'élan réformateur" de Macron "s'est arrêté", selon Abad

"L'élan réformateur" de Macron "s'est arrêté", selon Abad
le chef de file des députés LR Damien Abad, le 12 mai 2021 à Paris.
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publié le mardi 13 juillet 2021 à 14h43

"L'élan réformateur" d'Emmanuel Macron "s'est arrêté" notamment sur les retraites, a déploré mardi le chef de file des députés LR Damien Abad, des parlementaires de la majorité soulignant au contraire que le chef de l'Etat avait fixé un "cap clair".

La réforme des retraites "ne sera jamais appliquée" parce qu'"on ne va pas voter une telle réforme six mois avant l'élection présidentielle. C'est de la communication", a déclaré Damien Abad sur RMC.

Le président Macron a affirmé lundi soir que la réforme des retraites serait "engagée dès que les conditions sanitaires seront réunies", et demandé au gouvernement de "travailler avec les partenaires sociaux sur ce sujet à la rentrée".

"Aujourd'hui le +en même temps+ c'est l'impuissance et l'immobilisme", a estimé le chef du premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale. 

M. Macron "aura été le seul président de la République depuis 20-30 ans à ne pas assumer une réforme des retraites", a abondé le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau sur CNews, en suggérant un report progressif de l'âge du départ de 62 à 64 ans.

Les deux responsables LR ont cependant approuvé la vaccination obligatoire pour les soignants et les personnes travaillant auprès de publics fragiles. M. Abad aurait toutefois instauré cette obligation "plus tôt".

Le président de l'UDI et de son groupe parlementaire Jean-Christophe Lagarde a rappelé de son côté devant la presse avoir réclamé un pass vaccinal "dès le mois de décembre" et s'être fait à l'époque "agonir d'injures".

Le patron des députés communistes, André Chassaigne, a quant à lui déploré le choix de M. Macron de "mêler volontairement les décisions concernant la crise sanitaire et le début de sa campagne présidentielle".

Au vu du contexte sanitaire il était "déplacé" de la part de M. Macron "d'en profiter pour caser des mesures de casse sociale", sur les retraites ou l'assurance chômage en particulier, a-t-il estimé.

On a "d'un côté un président, de l'autre un candidat" et "c'est la réforme pour la réforme", notamment pour l'assurance chômage, a renchéri le socialiste Boris Vallaud.

Des responsables parlementaires de la majorité ont à l'inverse salué le discours du président. "Il a donné un cap, une vision de la société, ce qui pouvait faire défaut ces derniers mois", s'est-il félicité Olivier Becht, président du groupe Agir ensemble à l'Assemblée nationale, devant les journalistes.

Même écho du côté du MoDem, où la députée Isabelle Florennes a estimé que le chef de l'Etat s'était exprimé avec "clarté et fermeté" pour fixer "un cap clair".

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