L'attitude de ceux qui pensent vivre en dictature est "une menace pour la démocratie", estime Emmanuel Macron

L'attitude de ceux qui pensent vivre en dictature est "une menace pour la démocratie", estime Emmanuel Macron
Emmanuel Macron après son arrivée sur l'atoll de Manihi, dans l'archipel des Tuamotu, en Polynésie française, le 26 juillet 2021.

publié le mercredi 04 août 2021 à 16h55

Selon le chef de l'Etat, qui a affirmé qu'il "ne cédera en rien à leur violence radicale", ces "citoyens en perte de sens" créent "un désordre permanent, parce qu'ils contestent l'existence de l'ordre républicain". 

En marge de son déplacement en Polynésie française fin juillet, Emmanuel Macron n'a pas caché la colère que lui inspirent les personnes qui se disent en dictature dans des confidences faites à Paris Match. Évoquant "quelques dizaines de milliers de citoyens en perte de sens telle qu'ils peuvent dire qu'on vit en dictature", le président a affirmé qu'il "ne cédera en rien à leur violence radicale".



"Je considère qu'il y va de l'existence même des démocraties. Leur attitude est une menace pour la démocratie. Ils confondent tout. Je les invite à regarder les mêmes manifestations dans des pays qui ne sont plus des États de droit. Je pense qu'ils créent un désordre permanent, parce qu'ils contestent l'existence de l'ordre républicain, mais je ne céderai en rien", a-t-il assuré, poursuivant en fustigeant la "complaisance des extrêmes politiques et, parfois, de certains dans les formations politiques républicaines". "C'est grave, car les mots ont un sens", a-t-il ajouté.



Et Emmanuel Macron de se défendre : "Nous n'avons jamais suspendu la vie parlementaire, et toutes les mesures restrictives ont été votées par la loi. Nous sommes le seul pays qui a eu autant de contrôles parlementaires pendant la crise. Nous sommes le seul pays d'Europe dont les ministres sont convoqués devant le juge en temps de crise. Et on parle de dictature ? Le gouvernement répond à des commissions d'enquête parlementaire, à la Cour de justice de la République, à des magistrats. Les données épidémiologiques sont publiques et quotidiennes." "Enfin, soyons sérieux !", a-t-il conclu. 

 

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