"L'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfants aujourd'hui", estime la maire EELV de Poitiers

"L'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfants aujourd'hui", estime la maire EELV de Poitiers
La maire EELV de Poitiers Léonore Moncond'huy, en juillet 2020.

, publié le samedi 03 avril 2021 à 12h00

"Dangereuse dérive de cette nouvelle gauche", "les ayatollahs verts ont encore frappé"... Sur les réseaux sociaux, la phrase a fait mouche. 

La décision a été vivement décriée sur les réseaux sociaux.

La mairie de Poitiers a décidé de supprimer les subventions aux aéroclubs de la ville, soulignant leur utilisation d'énergies fossiles. "C'est aussi pour ce genre de décisions que nous avons été élus, pour requestionner toutes nos politiques au filtre du changement climatique et cette décision en fait partie", a expliqué la maire EELV de Poitiers, Léonore Moncond'huy, lors du conseil municipal du 29 mars dernier. "Aujourd'hui, l'argent public doit envoyer un signal de responsabilité (...) aujourd'hui, nous considérons que l'argent public ne doit plus financer les sports fondés sur la consommation de ressources épuisables", a-t-elle ajouté.  



Répondant à une question sur l'impact de cette décision sur les partenariats créés avec l'association Rêves de gosses, l'élue a poursuivi : "mettre dans la même phrase 'rêve d'enfants' et le fait de sauver des clubs aériens, je trouve que ça a quelque chose d'indécent". Réunissant des "enfants des écoles" et des "enfants cabossés par la vie ou la maladie" lors de projets pédagogiques dont l'objectif est favoriser l'acceptation de la différence, l'association couronne ses opérations par des tours d'avion, tours qui ont plusieurs fois été organisé à Poitiers. 

"Je pense que vous ne vous rendez pas compte aujourd'hui des rêves dont on doit préserver les enfants. L'aérien, c'est triste, mais ne doit plus faire partie des rêves d'enfants aujourd'hui", a ajouté Léonore Moncond'huy. S'élevant contre ceux qui pensent que "c'est nuire aux enfants que de remettre en question les subventions aux clubs aériens", elle "considère au contraire que c'est les protéger et de protéger leur avenir que de prendre ce type de décisions".

Sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas faites attendre. "'L'aérien ne doit plus faire partie des rêves d'enfants', phrase terrifiante du Maire de Poitiers. Elle démontre, une fois de plus, la dangereuse dérive de cette nouvelle gauche qui n'aime décidément pas grand chose à part elle-même", s'est insurgé Bruno Beschizza, maire d'Aulnay-SouS-Bois en région parisienne. "Après les sapins de Noël, les budgets genrés, les réunions interdites aux blancs, les cantines sans viande, voilà qu'ils veulent aujourd'hui détruire l'imaginaire de nos enfants. Non ! Continuons à avoir les yeux rivés vers le ciel, à vouloir voyager et découvrir le monde", a-t-il poursuivi.

"'Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité' - Saint-Exupéry, pilote, écrivain et humaniste. Loin de ces élucubrations autoritaires et moribondes", a réagi, plus sobrement, le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari. "Rêver est un bonheur et une liberté intime. Laissez nous rêver madame", a également commenté Geneviève Darrieussecq, la ministre déléguée aux Armées chargée de la mémoire des anciens combattants.


"Les ayatollahs verts ont encore frappé, cette fois à Poitiers en coupant brutalement l'aide aux aéroclubs car 'l'aérien ne doit plus être un rêve d'enfant'. Leur objectif ? Eteindre toute joie, étouffer toute ambition, entraîner la France vers une société glauque et sinistre", a dénoncé de son côté Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national.


"Le concours Lépine continue. Pour la maire écolo EELV de Poitiers, soutenir l'association RevesdeGosse qui permet à des enfants handicapés de voler, c'est "du pathos". (...) Que dire devant tant de bêtise ? Nous maintiendrons bien sûr le soutien de la ville de Ploemeur à cette association comme nous l'avons toujours fait. Amitié à nos amis de l'aéro-club, si dévoués, qui offrent à des enfants porteurs de handicap des baptêmes de l'air", a pour sa part affirmé Ronan Loas, le maire de cette ville bretonne.

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