Juppé favorable "à un nouveau mouvement de droite et du centre", selon F. Keller

Juppé favorable "à un nouveau mouvement de droite et du centre", selon F. Keller

La sénatrice Fabienne Keller, cofondatrice d'Agir (G) et l'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux Alain Juppé, le 27 août 2017 à Bordeaux

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AFP, publié le mercredi 11 avril 2018 à 21h38

Alain Juppé "appelle avec nous à un nouveau mouvement de droite et du centre", a déclaré la sénatrice Fabienne Keller, cofondatrice d'Agir, après un échange mercredi entre l'ancien Premier ministre et les membres de ce parti fondé par d'ex-LR "constructifs" envers Emmanuel Macron.

Pourquoi le maire de Bordeaux ne rejoint-il pas Agir ? "Parce que c'est Alain Juppé. C'est un grand élu de la France. Il a une voix, il souhaite participer au débat, en particulier défendre un projet européen, mais il ne souhaite pas adhérer à tel ou tel", a répondu Mme Keller à la presse à l'issue de la rencontre.

"En tout cas, il a marqué à nouveau ses distances avec le discours très eurosceptique des Républicains dans lequel il ne se reconnaît plus, lui qui avait été fondateur de ce mouvement de droite et du centre, et donc il appelle à un nouveau mouvement avec nous de droite et du centre", a poursuivi la sénatrice.

M. Juppé est resté un peu plus d'une heure dans les locaux d'Agir, dans le VIIIe arrondissement de Paris, pour un échange à huis clos principalement consacré aux questions européennes.

"Bien sûr que ça a un sens politique mais c'est avant tout un rendez vous d'amitié", avait déclaré M. Juppé à la presse à son arrivée. Une démarche contre le patron de LR Laurent Wauquiez? "Non, pas spécialement. Je n'ai aucune amertume. Je ne cherche pas à régler des comptes, contrairement à certains", a-t-il affirmé, alors que les Républicains raillent régulièrement le parti de ses anciennes ouailles, parfois qualifié de "moustique".

M. Juppé, dont l'un des principaux lieutenants, Édouard Philippe, est devenu Premier ministre d'Emmanuel Macron, a pris ses distances avec LR en expliquant notamment qu'il ne se reconnaissait plus dans le discours du parti sur l'Europe.

"Il y a deux partis de droite aujourd'hui", a déclaré le député Franck Riester, dénonçant une "ligne identitaire, eurosceptique, ultra-conservatrice" de LR face à celle, "libérale, sociale, pro-européenne, réformiste et humaniste" d'Agir.

"Alain Juppé nous a dit qu'il fallait qu'on continue, que notre mouvement avait du sens", a ajouté le député de Seine-et-Marne.

Pour les élections européennes de 2019, "Alain Juppé a déjà émis l'idée qu'il pouvait être concevable qu'il y ait une liste centrale (avec Emmanuel Macron, NDLR). Pour autant rien n'est fait", a-t-il aussi déclaré.

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