Julien Dray "pense" à briguer la tête du PS

Julien Dray "pense" à briguer la tête du PS
Le conseiller régional d'Île-de-France, Julien Dray, le 24 juin 2017 à Paris.

Orange avec AFP, publié le dimanche 07 janvier 2018 à 20h30

Julien Dray "pense" à briguer la tête du Parti socialiste (PS) lors de son congrès en avril et "pas simplement en (se) rasant". Il assure cependant que sa décision n'est "pas définitive".

"Je ne vais pas vous répondre aujourd'hui (...) par une réponse franche en disant oui ou non.

La franchise c'est de vous dire, j'y pense, pas simplement en me rasant", a déclaré le conseiller régional d'Île-de-France alors qu'il était interrogé sur une éventuelle candidature à la tête du parti, dans l'émission "Questions politiques" de France Inter, France Info et Le Monde. Une référence à l'ancienne formule de Nicolas Sarkozy admettant penser à l'Elysée "pas seulement quand je me rase".

"JE N'Y VAIS PAS POUR GAGNER"

"J'essaye de voir justement comment construire quelque chose puisqu'on n'est pas candidat à la direction du Parti socialiste simplement le matin en se levant, en se disant : 'tiens, je vais prendre ce poste-là'", a ajouté cet élu de 62 ans, estimant que dans le contexte actuel une candidature est "un risque énorme parce qu'il faut réussir". "Je n'y vais pas pour gagner, j'y vais parce que je pense que c'est possible de reconstruire le Parti socialiste, d'en faire la force dominante de la gauche", a-t-il poursuivi, tout en assurant que sa décision "n'est pas définitive".



"Ma démarche, c'est une démarche qui se veut collective. Dans ce parti, quand on veut être candidat au poste de premier secrétaire, il faut présenter une motion, ça veut dire un contenu et une orientation politique. Il faut donc à partir de là rassembler", a ajouté Julien Dray. Il a fait savoir que "dans les jours qui viennent", il allait "écrire et proposer" et voir "si on peut construire une équipe, une collégialité, une envie". Le socialiste, qui a récusé l'étiquette de "hollandais historique", a également déclaré que l'ancien chef de l'État François Hollande, à qui il n'a pas demandé son "feu vert", ne le "décourage pas".

Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril. Pour l'heure, seul le député du Val-de-Marne Luc Carvounas s'est déclaré. Le député européen Emmanuel Maurel, figure de l'aile gauche du parti, affirme lui aussi qu'il présentera une motion, tandis que le coordinateur du Parti socialiste Rachid Temal n'a pas exclu de se porter candidat.

Le président du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée Olivier Faure, qui semble le mieux placé, pourrait rapidement se déclarer "disponible", et Stéphane Le Foll devrait dévoiler sa décision sous peu. L'ex-ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a en revanche décidé de ne pas se porter candidate.

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