Orange avec Media Services, publié le mercredi 02 février 2022 à 12h52
En octobre 2021, après la réélection du maire de Trappes Ali Rabeh, Jordan Bardella, avait déploré que "le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature".
Il avait qualifié la ville de Trappes, dans les Yvelines, de "République islamique". Le président par intérim du Rassemblement national, Jordan Bardella, a annoncé mercredi 2 février qu'il était mis en examen pour ces propos datant d'octobre 2021.
"J'ai reçu la notification de la mise en examen pour avoir qualifié la ville de Trappes de République islamique en rentrant chez moi hier", a indiqué l'eurodéputé RN sur Europe 1.
En octobre 2021, après la réélection du maire de Trappes Ali Rabeh, Jordan Bardella, avait déploré que "le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature". Il avait réclamé que l'édile, qu'il soupçonnait de clientélisme islamiste, soit révoqué et sa ville mise sous tutelle.
"Je déplore que la justice française poursuive le même but aujourd'hui que les islamistes, à savoir faire taire ceux qui dénoncent le réel et ceux qui refusent de voir d'innombrables quartiers en France se transformer", a critiqué Jordan Bardella.
Des journalistes sous protection policière
Car cette mise en examen intervient "dans une période où nous apprenons que des journalistes, et notamment une de vos confrères de M6 et un habitant de Roubaix, ont été placés sous protection policière pour avoir pas seulement dénoncé, mais simplement décrit le réel et montré la progression de l'islamisme dans la ville de Roubaix", a-t-il déploré.
L'animatrice de M6 Ophélie Meunier et un jeune homme originaire de Roubaix, Amine Elbahi, ont été placés sous protection policière après avoir reçu des menaces à la suite d'un reportage de l'émission Zone Interdite sur l'islamisme.
"Cette présidentielle sera évidemment un enjeu de civilisation mais aussi un enjeu de sécurité parce que l'islamisme aujourd'hui a pris le pouvoir dans beaucoup de quartiers et nous sommes les seuls à nous y opposer", a ajouté Jordan Bardella.
"Les persécutions physiques ou judiciaires de ceux qui disent le réel en disent long sur l'état de la France. Agissons avant qu'il ne soit trop tard", avait-il tweeté auparavant.
Une enquête classée sans suite
La veille, le 1er février, l'enquête sur les "menaces" dont un professeur de Trappes, Didier Lemaire, assurait être l'objet suite à l'assassinat de Samuel Paty en 2020, a été classée sans suite, pour infraction insuffisamment caractérisée, a indiqué le parquet de Versailles.
En novembre 2020, ce professeur de philosophie avait publié dans L'Obs une lettre ouverte intitulée "Comment pallier l'absence de stratégie de l'Etat pour vaincre l'islamisme ?", un mois après l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty par un jeune Tchétchène qui lui reprochait d'avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.
Didier Lemaire, soudain très médiatisé, avait participé à de nombreuses émissions de télé, y affirmant être la cible "de propos haineux" et "d'attaques" dans sa ville de Trappes. Cette affaire avait rallumé la polémique sur le poids des islamistes dans cette ville des Yvelines qui avait vu le départ de dizaines de ses jeunes vers la Syrie et pris un tour très politique.
















