Jean-Michel Blanquer veut une société "qui respecte" ses professeurs

Jean-Michel Blanquer veut une société "qui respecte" ses professeurs
Jean-Michel Blanquer lors de son déplacement au lycée polyvalent du Val-d'Argens au Muy (Var).

, publié le vendredi 30 août 2019 à 15h38

Accompagné par le Premier ministre Édouard Philippe, vendredi dans le Var, pour assister à la rentrée des professeurs, le ministre de l'Éducation nationale a évoqué la situation des enseignants, qui ne cachent plus leur malaise depuis plusieurs mois.

En visite au lycée polyvalent du Val-d'Argens au Muy (Var), le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a assisté à la rentrée des professeurs, vendredi 30 août. Il a pu échanger avec les équipes enseignantes, avec qui la situation est tendue depuis la grève des correcteurs du bac.

"Une société qui va bien c'est une société qui respecte et valorise ses professeurs. (...) On doit reprendre ça à la base pour qu'on ait un professeur du XXIe siècle, respecté par une société qui a confiance en ses professeurs."

Le ministre a listé les points qu'il reste à travailler avec les professeurs. Outre l'aspect financier, Jean-Michel Blanquer a déjà annoncé une augmentation de 300 euros bruts annuels, la sécurité et le recrutement sont au centre des travaux. "Je crois que c'est un sujet consensuel entre les professeurs et moi-même. Nous sommes en train d'avancer. C'est vrai avec la façon dont nous recrutons les professeurs, la façon dont nous les formons. Il y a l'enjeu de la réforme de la formation qui a été avancée, qui est un point très important. (...) Il y a l'enjeu du bien-être au travail, qui passe par la formation continue, par la sécurité, un sujet pour lequel on a pris des mesures importantes."


La CGT de l'Eure a déjà appelé les professeurs à la grève. Une initiative locale, qui pourrait faire tâche d'huile, en Île-de-France notamment, où les syndicats sont tentés de reprendre la mobilisation contre la réforme du lycée de Jean-Michel Blanquer, jugée "ambitieuse" par le Premier ministre.
 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.