Jean-Michel Blanquer : "L'école n'est pas le nid du virus"

Jean-Michel Blanquer : "L'école n'est pas le nid du virus"
Jean-Michel Blanquer, le 23 septembre 2020, à Paris
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, publié le mercredi 30 septembre 2020 à 11h30

Le ministre de l'Education nationale dresse un bilan globalement positif de la rentrée scolaire, insistant sur la distinction entre la situation dans les écoles et les universités.

La recrudescence de l'épidémie de coronavirus en France menace t-elle l'année scolaire? Dans un entretien accordé au Figaro publié mardi 29 septembre, Jean-Michel Blanquer a maintenu son appel à la "prudence", tout en se félicitant d'une rentrée "réussie" comme dans "peu de pays". "Les cas sont assez stables, avec un peu plus de 1000 par jour depuis début septembre, sur 12,6 millions d'élèves et 880.000 professeurs, soit une très faible proportion".

"À ce jour, nous ne comptons que 10 écoles fermées, contre 19 il y a une semaine, et 89 il y a 15 jours. Dans l'immense majorité des cas, les élèves positifs sont asymptomatiques ou présentent des symptômes sans gravité", énonce le ministre.

"Mon objectif est clair et transparent: garantir l'éducation à tous les enfants. Et je suis toujours surpris de voir certains considérer cela comme secondaire". "L'école n'est pas le nid du virus. On ne doit pas engourdir la société", maintient-il. "Aujourd'hui, les enfants sont très peu ou pas contaminants entre eux, comme l'a indiqué le Haut Conseil de la santé publique dans son avis du 17 septembre", assure t-il encore.


Quant au constat dressé par Santé publique France, établissant qu'un tiers des clusters se situent dans les écoles et les universités : "C'est logique car nous sommes très nombreux: 12,6 millions d'élèves, 3 millions d'étudiants. Mais additionner les cas chez les écoliers aux cas chez les étudiants, ce n'est pas pertinent", note t-il. "On sait que la contagiosité des étudiants est plus forte que celle des enfants, notamment en raison de leurs activités extérieures. Santé publique France s'apprête d'ailleurs à différencier ces données".

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a pour sa part écarté pour le moment une "fermeture généralisée des universités".

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