Jean-Luc Mélenchon veut une "refonte" de la police

Jean-Luc Mélenchon veut une "refonte" de la police
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, le 20 novembre 2020 à l'Assemblée nationale.

, publié le samedi 28 novembre 2020 à 14h24

Interrogé en marge de la manifestation parisienne contre la proposition de loi "sécurité globale", le leader de la France insoumise a estimé que "beaucoup de monde s'est rendu compte que quelque chose a pourri à l'intérieur de la police du fait du sentiment qui a été donné à des éléments violents, stupidement recrutés dans la police, qu'ils seraient toujours couverts."




Alors que des manifestations sont prévues samedi 28 novembre un peu partout en France contre la proposition de loi "sécurité globale" et sa mesure phare, qui prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l'ordre, après une semaine marquée par une succession d'interventions policières violentes, révélées par des vidéos, lors de l'évacuation d'un campement de migrants et d'une interpellation qui a viré au tabassage d'un producteur noir, Jean-Luc Mélenchon a réclamé samedi "une refonte" de la police. 

"Il est temps de procéder à une reprise en main générale de la police et, pour être encore plus clair, à une refonte de la police", a déclaré le chef de file des Insoumis à quelques journalistes, en marge de la manifestation parisienne. "Beaucoup de monde s'est rendu compte que quelque chose a pourri à l'intérieur de la police du fait du sentiment qui a été donné à des éléments violents, stupidement recrutés dans la police, qu'ils seraient toujours couverts", a dénoncé le député des Bouches-du-Rhône.

Le candidat à l'élection présidentielle de 2022 a réclamé à nouveau la démission du préfet de police de Paris Didier Lallement, qu'il accuse d'avoir réprimé violemment des manifestations de "gilets jaunes". "Il doit aller dans un organisme (...) pacifique et tranquille. Et où il n'a pas d'ordre violent à prendre", a estimé Jean-Luc Mélenchon.

Le député LFI Adrien Quatennens a estimé de son côté qu'il y avait "une forme de dérive autoritaire" et demandé que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin aille "vers la désescalade" en annonçant le "limogeage du préfet Lallement et le retrait de cette proposition de loi", qui est "contestée jusque dans les rangs de la majorité".

Pour sa collège Clémentine Autain, "quand on est ministre de l'Intérieur, on n'a pas à être le délégué syndical des policiers d'extrême droite", qui ont des "propos xénophobes, racistes, et des méthodes qui sont en rupture avec les règles républicaines".
 

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