Jean-Luc Mélenchon : "Tout ce souk pour ça!", lance t-il après son procès

Jean-Luc Mélenchon : "Tout ce souk pour ça!", lance t-il après son procès
Jean-Luc Mélenchon, le 19 septembre 2019, à Bobigny

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 20 septembre 2019 à 13h05

Le leader de La France insoumise s'est exprimé en public pour la première fois depuis sa comparution devant les juges du tribunal de Bobigny, qui ont requis contre lui trois mois de prison avec sursis. Il dit avoir "fait l'objet d'une razzia judiciaire".

Le parquet de Bobigny a requis vendredi 20 septembre trois mois de prison avec sursis contre Jean-Luc Mélenchon pour les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de son parti LFI en octobre 2018. "On se croirait dans une cour de récréation", a commenté l'ancien candidat à l'élection présidentielle au sujet de son procès, estimant que par son réquisitoire, "le procureur passe la patate chaude". "Je n'irai pas en prison", "Tout ce souk pour ça!", s'est-il encore exclamé.



Le chef de file des Insoumis fait l'objet de poursuites pour "actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation".

"Il y a un moment où il y a un devoir d'insurrection contre un ordre injuste", a t-il répondu à la sortie du tribunal, disant avoir "fait l'objet d'une véritable razzia judiciaire. Jean-Luc Mélenchon a au passage adressé une nouvelle charge à la ministre de la Justice : "Il y a donc bien une méthode politique et un procès politique perdu par madame Belloubet", a t-il accusé, reprenant son argumentaire des dernières semaines.


"Il faut arrêter tout ça. Il faut que tout ça se termine par une relaxe et qu'on passe à autre chose. La justice a autre chose à faire!" a t-il poursuivi, demandant à ce que "la police fasse de la police et pas de la politique".

Le jugement a été mis en délibéré au 9 décembre. Des amendes, allant de 2.000 à 10.000 euros, ont par ailleurs été requises contre les cinq autres prévenus.

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