"Jean-Luc Mélenchon rêve d'importer le conflit" en France, dit Christophe Castaner

"Jean-Luc Mélenchon rêve d'importer le conflit" en France, dit Christophe Castaner
Christophe Castaner, président du groupe La République En Marche à l'Assemblée nationale

publié le dimanche 16 mai 2021 à 16h20

La manifestation pro Palestine a été interdite à Paris contrairement aux rassemblements organisés un peu partout dans le pays. 

Christophe Castaner, président du groupe La République En Marche à l'Assemblée nationale, a estimé dimanche que "Jean-Luc Mélenchon rêve d'importer le conflit qui se passe actuellement entre Israéliens et Palestiniens pour générer du désordre" en France.
 
"Dire à l'inverse est, chez Jean-Luc Mélenchon, une coutume, une tradition, un usage constant", a déclaré Christophe Castaner au micro de RTL. "Il sait très bien qu'en alimentant la braise de ce qui se demandent pourquoi la manifestation a été interdite, avec les mots qu'ils utilisent et leur violence, il est un tribun" a poursuivi l'ancien ministre de l'Intérieur. Il a par ailleurs affirmé que "son ministère à lui, c'est celui de la parole". 

"En attisant, il prend le risque de diviser un peu plus", a-t-il dit. "Dans chacune de ses prises de position, Jean-Luc Mélenchon est celui qui rêve du désordre maximum pour aspirer au pouvoir par des voix que le suffrage universel ne lui a jamais accordé" a lancé Christophe Castaner.


La veille, alors que des dizaines de milliers de manifestants pro Palestine défilaient en Amérique du Nord, à travers toute l'Europe et en Tunisie, Jean-Luc Mélenchon regrettait que la France soit le "seul pays au monde où sont interdites toutes les manifestations de soutien aux Palestiniens et de protestation contre le gouvernement d'extrême droite israélien". Et Jean-Luc Mélenchon d'ajouter "c'est évidemment dans le seul but de provoquer des incidents et pouvoir stigmatiser cette cause".

En France, environ 22.000 personnes ont manifesté en soutien à la Palestine dans 60 rassemblements, dont environ 3.000 à Paris, malgré l'interdiction des autorités, qui avaient mis en avant le précédent de 2014, lorsqu'une marche pro-palestinienne avait dégénéré en violences urbaines. Les policiers ont appliqué dans la capitale française les consignes de "dispersion systématique et immédiate" dès que des manifestants tentaient de se regrouper, en utilisant des canons à eau et gaz lacrymogènes. 

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