Jean-Luc Mélenchon raille le centre gauche et engrange des ralliements

Jean-Luc Mélenchon raille le centre gauche et engrange des ralliements
Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

publié le dimanche 16 janvier 2022 à 17h16

Le leader de la France insoumise a affirmé ne pas "se sentir concerné" par la division du centre gauche entre Anne Hidalgo et Christiane Taubira. Néanmoins, il engrange des ralliements à gauche.


"Nous ne sommes pas concernés par les mésaventures du centre gauche, entre le PRG de Taubira et le Parti socialiste d'Hidalgo", a-t-il cinglé, au lendemain de la déclaration de candidature de la première.

"Quel est le sérieux de gens qui prétendent être une force gouvernementale et qui, 90 jours avant l'élection n'ont aucune certitude ni sur le candidat ni sur le programme?", a-t-il ensuite interrogé, poursuivant : "Ce n'est pas d'union dont nous avons besoin, c'est de clarté et de mobilisation populaire. [...] Je ne suis pas leur copain, que ce soit dit une bonne fois pour toutes."

Divisions à gauche

Une façon de revenir brièvement sur les propos d'Anne Hidalgo, candidate du PS déclarée à la présidentielle, sur Christiane Taubira, qui a également annoncé sa candidature en fin de semaine.

La candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo a jugé dimanche que la nouvelle candidature de Christiane Taubira était "une mauvaise nouvelle" qui crée de "la confusion".


"C'est une candidature de plus, c'est une mauvaise nouvelle pour celle et ceux qui cherchent l'union de la gauche, qui cherchent à rassembler", a estimé sur BFMTV la maire de Paris, au lendemain de l'officialisation de la candidature de l'ex-ministre de la Justice Christiane Taubira, à moins de trois mois du scrutin.

"Chacun peut être candidat comme il l'entend" mais "arriver si tard avec une proposition qui ajoute une candidature, je crois que pas grand monde ne comprend aujourd'hui", a-t-elle critiqué.

Ralliements à gauche 

Dans la foulée, Jean-Luc Mélenchon a déroulé son programme en revenant sur les principaux points tels que la politique d'indépendance sur les câbles internet posés sous les océans, l'intelligence artificielle dont "il ne faut pas avoir peur", les machines qui doivent enfin "soulager la peine des êtres humains"... L'Insoumis a affirmé que la politique devait se réemparer du progrès technique.

Ainsi, le temps gagné grâce aux machines aidera, selon lui, à garantir la retraite à 60 ans et les 35 heures effectives, puis les 32 heures de temps de travail hebdomadaire. 


Durant son meeting, de Jean-Luc Mélenchon a annoncé deux ralliements d'élus issus de partis engagés dans des campagnes concurrentes. D'abord Ali Rabeh, proche de Benoît Hamon et maire de Trappes encarté à Générations - parti qui soutient l'écologiste Yannick Jadot. Et Sébastien Jumel, député PCF qui a plusieurs fois émis des réserves à l'encontre du candidat communiste Fabien Roussel.
 

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