Jean-Luc Mélenchon dénonce la "dégénérescence" du groupe LREM qui "s'étouffe dans son venin sectaire"

Jean-Luc Mélenchon dénonce la "dégénérescence" du groupe LREM qui "s'étouffe dans son venin sectaire"
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale, le 17 avril 2020.

, publié le mardi 02 juin 2020 à 14h05

Selon le leader insoumis, le groupe LREM a vidé de leur substance trois propositions de loi LFI et les a présenté comme des textes LREM, une manière "d'essayer de rouler tout le monde". 

"Méthode cynique", "dégénérescence", "venin sectaire"... Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est insurgé mardi 2 juin contre les "pratiques" du groupe LREM à l'Assemblée nationale, indiquant que son groupe avait décidé de retirer de l'ordre du jour de jeudi trois de ses propositions vidées de leur substance en commission.



"Nous venons de vivre une mésaventure extrêmement blessante" avec un groupe majoritaire qui "abroge nos articles de loi (en commission), présente les siens et à la fin" ce qui était un document LFI est un texte LREM avec "cette chose odieuse que ce sont nos signatures qui sont dessus", a dénoncé le leader insoumis, pointant une "méthode cynique". "Cette manière d'essayer de mystifier tout le monde, de rouler tout le monde, c'est vraiment un signe de dégénérescence du groupe LREM qui est en train de s'étouffer dans son venin sectaire", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

Initialement, sept textes des insoumis devaient être examinés dans l'hémicycle jeudi lors d'une "niche" réservée au groupe LFI, mais au vu du sort réservé à certains en commission, le groupe a pour "seul recours" de retirer trois d'entre eux, a affirmé Jean-Luc Mélenchon, en présence des élus LFI responsables des textes retirés.

Il s'agit de propositions en vue de la création d'un pôle public du médicament, d'un texte visant à "parer à la crise alimentaire et agricole" et du texte de François Ruffin visant à "cesser la maltraitance des femmes de ménage". Deux propositions de résolution restent au menu, sur la relance écologique et la question de la dette, ainsi que deux propositions de loi visant à plafonner les frais bancaires et préciser le champ d'application des arrêtés de catastrophe naturelle.

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