Jean-Luc Mélenchon, candidat en 2022, souhaite rénover la police "de la cave au grenier"

Jean-Luc Mélenchon, candidat en 2022, souhaite rénover la police "de la cave au grenier"
Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise.

, publié le dimanche 13 décembre 2020 à 18h18

"Une société dans laquelle la population déteste sa police et la police se méfie de la population, il faut arrêter ça", s'est insurgé Jean-Luc Mélenchon, invité de BFM Politique, en partenariat avec Le Parisien, ce dimanche 13 décembre.

Samedi 12 décembre, aucun incident majeur n'a été déploré et 142 interpellations ont été comptées à Paris durant les manifestations contre la loi "Sécurité globale". Cette stratégie du maintien de l'ordre a néanmoins fait grincer Jean-Luc Mélenchon.


Le leader LFI était ce dimanche 13 décembre l'invité de BFM Politique, en partenariat avec Le Parisien.

"Comment se fait-il qu'il y ait tant de monde embastillé à Paris et si peu dans le reste de la France ? Il y a vraiment une signature du préfet (de police de Paris, NDLR) Lallement, qui vit la population comme une sorte de classe dangereuse. Tout ça est totalement excessif", a fustigé Jean-Luc Mélenchon.

"Cette manière de couper en deux une manif en chargeant, cette manière de nasser, tout ça provoque des incidents à rallonge", a-t-il déploré. "C'est une vision des forces de l'ordre qui conduit au désastre", a regretté le député des Bouches-du-Rhône.

"Il faut arrêter ça"

Candidat à l'élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon promet, s'il est élu, "une refonte républicaine de la police (...), de la cave au grenier". "Une société dans laquelle la population déteste sa police et la police se méfie de la population, il faut arrêter ça, il faut rentrer dans une logique de désescalade", s'est-il insurgé.

Ce samedi de manifestation, selon BFMTV, pas moins de 37 unités de forces mobiles étaient déployées sur le terrain. 3.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour le défilé à Paris, d'après une source syndicale, soit environ 50% de plus que la semaine dernière, où de violents incidents avaient eu lieu. "Il était temps qu'on comprenne qu'il fallait le surnombre et la mobilité pour déstabiliser les black blocs", a réagi auprès de l'AFP le délégué général du syndicat Alliance, Frédéric Lagache.

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