Jean-Louis Debré recommande de reporter les élections régionales et départementales à juin 2021

Jean-Louis Debré recommande de reporter les élections régionales et départementales à juin 2021
Jean-Louis Debré a remis son rapport ce vendredi 13 novembre

, publié le vendredi 13 novembre 2020 à 13h02

L'ancien président du Conseil constitutiionnel, dans un rapport remis au gouvernement vendredi, propose le report à juin des élections régionales et départementales qui doivent se tenir en mars 2021.

L'épidémie de coronavirus sera-t-elle finie au printemps 2021 ? Lors d'une allocution prononcée devant l'hôpital René Dubos de Pontoise le 23 octobre, le président de la République avait déclaré qu'il faudrait apprendre à vivre avec le virus et qu'il ne voyait pas de sortie de crise avant l'été prochain.

Dans ce contexte et vu la cacophonie des élections municipales, faut-il maintenir les élections régionales et départementales à mars 2021 ? Dans un rapport commandé par l'exécutif et remis ce vendredi 13, Jean-Louis Debré l'ancien président du Conseil constitutionnel préconise de les décaler à juin 2021. Ce serait écrit-il "une option raisonnable".



Dans ce document élaboré après avoir réalisé une soixantaine d'auditions (partis politiques, présidents de chambres, associations d'élus...), Jean-Louis Debré invite le Premier ministre Jean Castex à rendre sa décision "à très bref délai", "dès le début du mois de décembre 2020".

Dans son rapport, Jean-Louis Debré appelle aussi le Conseil scientifique à remettre au Parlement "un point de situation sur l'évaluation de la situation sanitaire avant la tenue des scrutins", sans que cela ne constitue "une clause de revoyure automatique".

Il demande aussi une évaluation spécifique du contexte épidémique en Guyane.



Selon Matignon, un projet de loi devrait être ainsi présenté en Conseil des ministres entre le 2 et le 16 décembre.

Un report qui fait consensus dans la classe politique

Plusieurs figures politiques s'étaient prononcées ces derniers jours pour un report des élections, du premier secrétaire du PS Olivier Faure au président (LR) du Sénat Gérard Larcher en passant par le patron d'EELV Julien Bayou.

Si un consensus se dessine donc autour du report, des arbitrages devront être pris autour des "aménagements" dans "la préparation et la tenue" des scrutins.

Le retour du vote par correspondance ?

L'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac suggère ainsi au gouvernement "d'envisager le développement du vote par correspondance ou par internet", sans pour autant se prononcer en faveur de la mise en place de tels dispositifs.

Le vote par correspondance, supprimé en 1975 notamment en raison de "fraudes massives" comme le rappelle Matignon, a trouvé de nouveaux défenseurs ces derniers jours dans le monde politique. Le gouvernement paraît partagé sur la question. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est exprimé contre, mais son collègue Marc Fesneau (Relations avec le Parlement) a jugé vendredi que cette voie devait être "explorée".

Chaque électeur pourrait ainsi être titulaire de deux procurations. Et des "autorités compétentes" pourraient "se déplacer pour établir ou retirer les procurations de certaines catégories de personnes", notamment les plus vulnérables.

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