Jean Lassalle se dit courtisé de toutes parts à l'Assemblée

Jean Lassalle se dit courtisé de toutes parts à l'Assemblée
Jean Lassalle à l'Assemblée nationale le 27 juin 2017.

Orange avec AFP, publié le mardi 08 août 2017 à 22h35

FAME - L'ancien candidat à l'élection présidentielle, réélu député, assure avoir été approché par tous les groupes parlementaires à l'Assemblée.

Jean Lassalle est formel : "Ils sont tous venus me voir". "Tous", ce sont les représentants des groupes parlementaires à l'Assemblée, qui ont tenté de s'attacher ses services.

"Enfin, tous sauf le MoDem", son ancien parti, nuance le député non-inscrit auprès du Figaro, lundi 7 apût.

Réélu dan les Pyrénées-Atlantiques après son aventure présidentielle, le Béarnais l'assure : "Je jouis d'une incroyable popularité humaine !". Et notamment pour les nouveaux députés LREM. "Pour les marcheurs, je suis comme un vieux singe sage... Ils savent que j'ai marché avant eux. Ils viennent me voir pour me demander des conseils", confie encore Jean Lassalle au Figaro.

MACRON "NOUS A UN PEU ÉTÉ VENDU COMME UNE MARQUE DE LESSIVE"

Au point d'être les premiers à lui demander de rejoindre leur groupe parlementaire. La demande aurait été faite par Emmanuel Macron en personne lors d'une conversation entre les deux hommes sur les législatives, aussitôt déclinée.

"Il voulait que je le rejoigne, histoire qu'il ait un député un peu connu. Mais moi je ne veux pas m'inféoder à Monsieur Macron. Il est brillant mais bon... Il nous a un peu été vendu comme une marque de lessive", raconte-t-il.

Il aurait également été approché par le chef des communistes à l'Assemblée, André Chassaigne. Celui que Jean Lassalle surnomme "Dédé" voulait qu'il le rejoigne, "mais les Français n'aimeraient pas", explique-t-il. Avant de trancher : "Je n'ai pas été élu pour faire du communisme mais du lassalisme".

LASSALLE, "C'EST UN PEU GAGMAN", SELON CORBIÈRE

Un lassallisme, dénonçant "le pouvoir de l'argent", vantant les atouts de "la France périphérique" et appelant au "rassemblement de notre grand pays", qui a trouvé un certain écho à l'extrême-droite. Au point que les députés frontistes - eux aussi non inscrits par manque d'élus pour créer un groupe -, l'ont approché pour tenter une alliance.

"Pour le FN, je peux attirer un certain genre d'électorat. Alors, ils m'ont parlé", explique Jean Lassalle, qui leur a opposé une fin de non-recevoir. "Je ne voulais pas les blesser mais ce ne sont pas mes idées, mon mantra ce n'est pas 'je te bouffe parce que je suis plus fort que toi'", se justifie-t-il.

Contacté par Le Figaro, Gilbert Collard ne dément pas l'initiative, à l'opposé de La France Insoumise. "Il a une certaine originalité qui le mène à faire du hors-piste parlementaire, mais c'est un peu gagman", tempère Alexis Corbière.

Qu'importe, Jean Lassalle en est convaincu : "Je pense que je vais bientôt avoir un groupe. Avec des députés de la France périphérique par exemple".

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU