"Je suis à ma place", assure Gérald Darmanin

"Je suis à ma place", assure Gérald Darmanin
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin le 2 décembre 2020 à l'Elysée.

publié le jeudi 03 décembre 2020 à 10h57

Fragilisé par les affaires de violences policières et la contestation de l'article 24 de la proposition de loi sur la "Sécurité globale", Gérald Darmanin a reconnu jeudi matin sur RTL  des "maladresses" sur cette dernière.

Mis à mal par une série de violences policières et la polémique sur la proposition de loi sur la "Sécurité globale", le ministre de l'Intérieur assure jeudi 3 décembre sur RTL être "à sa place" et être "très honoré et fier d'être le ministre de l'Intérieur du pays". "Mon travail, c'est de protéger les Français et d'avoir la confiance du président de la République, du Premier ministre et de la majorité parlementaire". Jean Castex lui a renouvelé sa confiance la veille sur le plateau de BFMTV/RMC.




Le locataire de la place Beauvau reconnaît des "maladresses" concernant la proposition de loi. "J'ai été parlementaire et je pense que l'une des qualités qu'Emmanuel Macron a trouvé quand il m'a nommé à Bercy (son ancien ministère, ndlr) puis à l'Intérieur est que je suis un élu et je ne respecte rien de plus que les élus au suffrage universel", a-t-il néanmoins ajouté. 

"Ceci est l'écume des choses. Ce qui est important, c'est la mer"

Face à la contestation grandissante et la mobilisation de la presse, Gérald Darmanin a proposé la création d'une "commission indépendante" qui réécrirait le très contesté article 24 qui réprime la diffusion d'images malveillantes contre les forces de l'ordre. Or, le texte (et son article 24) a été largement voté par l'Assemblée nationale et doit être examiné en janvier par le Sénat, avant un retour devant les députés pour une adoption définitive. Résultat, les députés de la majorité ont hurlé, à commencer par le président LREM de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, et évidemment le Sénat, par la voix de son président LR Gérard Larcher, dénonçant un Parlement bafoué. Cet incident a provoqué la fureur du chef de l'Etat en début de semaine et conduit à l'annonce d'une réécriture totale de l'article 24.

"Ce n'est pas très original que le gouvernement demande à une commission de l'aider", assure le ministre qui estime que "ce qui a le plus choqué" les parlementaires, "c'était de l'apprendre par la presse. Mais pas le fond du problème". "D'une manière générale, ceci est l'écume des choses. Ce qui est important, c'est la mer", ajoute-t-il.

Gérald Darmanin a par ailleurs déploré la "dignité sélective" de certains sportifs comme Antoine Griezmann ou Kylian Mbappé, qui ont dénoncé les violences policières sur le producteur de musique parisien Michel Zecler mais pas celles contre les forces de l'ordre notamment lors de la manifestation contre la proposition de loi sur la "Sécurité globale" samedi dernier. 
 

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