"Je prendrai ma part" à la présidentielle de 2022, dit Anne Hidalgo

"Je prendrai ma part" à la présidentielle de 2022, dit Anne Hidalgo
La maire de Paris Anne Hidalgo à Paris, le 11 novembre 2020

, publié le samedi 21 novembre 2020 à 20h22

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a déclaré samedi qu'elle "prendrait sa part" pour la présidentielle de 2022 et mis en garde contre un "crash démocratique" avec les candidatures actuelles. 

"Je prendrai ma part" à l'élection présidentielle, a affirmé sur BFMTV Anne Hidalgo, régulièrement citée comme possible candidate à l'Elysée.

"Je ne veux pas qu'on rentre dans l'élection de 2022 en se disant +il n'y a pas d'autre alternative+ et +les 3 candidats en place on les connaît déjà+. Je pense que là, il y a beaucoup de risque de crash démocratique", a développé l'édile socialiste.

La maire de Paris, réélue en juin à la tête d'une coalition avec les écologistes et les communistes, a souhaité que ce qu'elle fait pour la capitale puisse "être utile à (sa) famille politique, au pays aussi, pour se donner des alternatives".

"Si on veut éviter un crash démocratique, il faut (...) laisser une offre politique émerger, et faire en sorte que le moment venu, ces offres politiques puissent s'exprimer", a-t-elle ajouté, en demandant "qu'on respecte y compris l'émergence de telle ou telle candidature (...) sans les dénigrer d'entrée de jeu". 

Anne Hidalgo a affirmé qu'elle "ne se retrouvait pas" dans la candidature à la présidentielle du chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon parce qu'il "a des ambiguïtés avec (le) cadre" républicain.

A l'égard des Verts, elle a reconnu qu'ils avaient "fait progresser des formations de gauche" comme le PS, "sur les questions de l'écologie".

Mme Hidalgo les a invités à leur tour à "progresser sur les questions notamment de République", suscitant des réactions courroucées des écologistes.

"+Le rapport d'EELV à la République doit être clarifié?+ Les libertés publiques sont attaquées, les services publics exsangues, la convention citoyenne et la COP21 méprisées: le seul responsable est à l'Elysée", a cinglé sur Twitter le maire EELV de Grenoble Eric Piolle. 

L'ancienne candidate LR aux municipales à Paris Rachida Dati a elle raillé sur Twitter l'alliance de Mme Hidalgo avec les Verts qui "avait comme unique but de se faire élire, et maintenant elle leur marche dessus sans vergogne".

L'eurodéputé Verts David Cormand a jugé le "constat" de Mme Dati "tristement lucide". "Anne Hidalgo tente de faire passer les vessies du mensonge au service de calculs politiciens pour les lanternes de la défense des valeurs Républicaines... Tout simplement indigne", a-t-il tweeté.

Le groupe EELV au Conseil de Paris a aussi qualifié de "fake news" les propos d'Anne Hidalgo, qui a jugé "choquant" que quelques élus Verts n'aient pas voté mardi pour qu'un lieu porte le nom de l'enseignant décapité Samuel Paty, alors qu'un incident technique avait comptabilisé 20 élus issus de tous les groupes parmi les non votants, et que les Verts avaient approuvé la délibération.

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