"Je ne céderai rien aux fainéants" : Macron s'attire les foudres des Insoumis et du FN

"Je ne céderai rien aux fainéants" : Macron s'attire les foudres des Insoumis et du FN
Le président de la République, Emmanuel Macron, le 8 septembre 2017 à Délos en Grèce.
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Orange avec AFP, publié le samedi 09 septembre 2017 à 09h25

REVUE DE TWEETS - Emmanuel Macron a "assumé" vendredi à Athènes ses propos polémiques tenus fin août sur la France "non réformable". "Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes", a-t-il ajouté, s'attirant une nouvelle fois les foudres de ses opposants politiques.

"Je l'ai souvent dit et je le disais il y a quelques semaines en Roumanie.

D'aucuns faisaient semblant de découvrir cette forme de provocation que j'assume. La France n'est pas un pays qui se réforme", a déclaré le chef de l'État devant la communauté française réunie à l'École d'archéologie française d'Athènes. "Il ne se réforme pas (...) parce qu'on se cabre, on résiste, on contourne. Nous sommes ainsi faits".



Pour Emmanuel Macron, l'heure n'est de toutes façons plus aux réformes, "mais à une transformation profonde" de la France, via notamment sa politique en matière du droit du travail. "Nous allons le faire sans brutalité, avec calme, avec explication, avec sens", a-t-il ajouté. "Je serai d'une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d'avoir, chaque jour, la même détermination", a conclu le président français en s'adressant à ses concitoyens réunis dans le jardin de l'école.

Ces propos, sans évoquer de cibles spécifiques, ont suscité de vives réactions : "Maintenant c'est clair : le président Emmanuel Macron n'aime pas les Français. Il ne les aime vraiment pas", a aussi commenté Jean-Luc Mélenchon, sur sa page Facebook. Pour le leader de La France insoumise, le chef de l'État a "pris l'habitude" de dire du mal des Français. "Et de le faire devant des étrangers et depuis l'étranger ! Double impudence, double offense !".


"'Fainéants, cyniques, extrêmes' le président insulte ceux qui s'opposent à sa politique. Décidément Emmanuel Macron n'aime pas les Français", a également tweeté le secrétaire national du PCF Pierre Laurent. "Une nouvelle fois depuis l'étranger Macron insulte les Français. S'il y a un extrémisme cynique dans ce pays, il l'incarne parfaitement", a lui écrit le jeune député LFI Adrien Quatennens.


"Je le remercie pour sa contribution à l'appel à manifester contre lui", a elle écrit Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis. "Après sa phrase sur ceux qui ne sont rien, je dirais que son mépris de classe est à la mesure de sa chute de popularité".


Même critiques au Front national : "'Alcooliques', 'gens qui ne sont rien', 'illétrés', 'fainéants'... Les déclaratioons d'amour de Macron aux Français se multiplient", a tweeté la présidente du parti d'extrême droite, Marine Le Pen.


"Décidément chez Macron l'insulte au peuple est une deuxième nature", a tweeté de son côté le vice-président du FN, Florian Philippot.




"Dans son discours le président de la République a rappelé quels étaient les défis et les réformes nécessaires pour le pays. Il a conclu en rappelant sa détermination à agir face à tous les conservatismes qui ont empêché la France de se réformer", a commenté l'Élysée.

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