"Je bois du vin le midi et le soir" : quand Emmanuel Macron désavoue Agnès Buzyn

"Je bois du vin le midi et le soir" : quand Emmanuel Macron désavoue Agnès Buzyn
Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture, le 3 mars 2016.

Orange avec AFP, publié le vendredi 23 février 2018 à 16h44

Contrairement à sa ministre de la Santé qui a jugé que le vin "était un alcool comme un autre", le président ne veut pas "emmerder les Français" et a assuré qu'il n'y aurait pas "d'amendement pour durcir la loi Evin" restreignant la publicité pour les boissons alcoolisées.

Invitée à un débat sur France 2 intitulé "l'alcool, un tabou français" le 7 février dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait déploré que "l'industrie du vin laisse croire aujourd'hui que le vin (soit) différent des autres alcools". "En termes de santé publique, c'est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky...", avait-elle assuré, déplorant que la France tienne depuis longtemps un double discours sur l'alcool.

Un avis que ne partage pas le président de la République.

"Moi, je bois du vin le midi et le soir. Je crois beaucoup à la formule de (Georges) Pompidou : 'n'emmerdez pas les Français'", a indiqué jeudi 22 février Emmanuel Macron à des journalistes de la presse régionale en marge d'une rencontre avec des agriculteurs, à deux jours du coup d'envoi du Salon de l'agriculture. "Il y a un fléau de santé publique quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n'est pas avec le vin", a ajouté le chef de l'État. "Tant que je serai président, il n'y aura pas d'amendement pour durcir la loi Evin", a-t-il assuré.

Le vin "n'est pas notre ennemi"

"Évidemment qu'il y a de l'alcool dans le vin, mais c'est un alcool qui n'est pas fort et qui du coup fait partie de notre tradition, de notre culture, de notre identité nationale, il n'est pas notre ennemi, mais l'alcoolisme est toujours notre ennemi", a estimé quelques heures plus tôt sur BFMTV Christophe Castaner.



"Pas d'emballement, ne nous emballons pas sur ce sujet", a lancé le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement et délégué général de La République en Marche (LREM), alors que l'"Académie du vin de France" a signé une tribune dans Le Figaro appelant la ministre de la Santé à cesser "de diaboliser le vin, qui est une part de la civilisation française".

"Il ne faut pas négliger l'alcoolisme, il ne faut pas penser que parce que nous produisons plus de vin que nous fabriquons de whisky, il faut considérer qu'il y en a un qui serait bon et l'autre mauvais", a souligné M. Castaner. "L'alcoolisme est dangereux, c'est une question de niveau de consommation et donc il ne faut pas négliger cela".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
751 commentaires - "Je bois du vin le midi et le soir" : quand Emmanuel Macron désavoue Agnès Buzyn
  • notre président semble ignorer, qu'un verre de vin, et c'est la suspension du permis de conduire, c'est vrai que pour lui ce n'est pas un problème

  • A retardement.
    Jésus, lors de la cène, a béni le pain, le vin et a dit "prenez et mangez en tous car ceci est mon corps...."
    c'était son testament que tous les chrétiens, dont je suis fier de faire partie, respectent depuis 2000 ans.
    L'autre pisse vinaigre voudrait elle abolir cette pratique ?

  • Je ne suis pas sûr qu'il boive du vin français. Je pencherai plutôt pour du vin du Moyen-Orient, là où il est toujours fourré...

  • avatar
    akronous  (privé) -

    L'âme du vin

    Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
    " Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
    Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
    Un chant plein de lumière et de fraternité !

    Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
    De peine, de sueur et de soleil cuisant
    Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
    Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

    Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
    Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
    Et sa chaude poitrine est une douce tombe
    Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

    Entends-tu retentir les refrains des dimanches
    Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
    Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
    Tu me glorifieras et tu seras content ;

    J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
    A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
    Et serai pour ce frêle athlète de la vie
    L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

    En toi je tomberai, végétale ambroisie,
    Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
    Pour que de notre amour naisse la poésie
    Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! "

    BAUDELAIRE

    il a écrit ça , un jour de cuite ?

    avatar
    akronous  (privé) -

    Non, un jour d'inspiration !

  • avatar
    akronous  (privé) -

    Mais quand le vin hélas ! a pris de la bouteille.. ( fable de la bouteille qui avait trop vieilli ) ( conforme aux CGU)
    J'avais mis la bouteille au fond de notre cave
    Afin qu'elle y vieillisse et devienne plus suave.
    Ce serait, me disais-je, au bout de quelque temps,
    Un vin plus que divin, un breuvage épatant,
    Un nectar merveilleux, une pure ambroisie
    Que Bacchus et les dieux sans doute auraient bénie.
    J'avais bien l'intention d'offrir à des amis
    Triés sur le volet les joies du Paradis.
    Enfin, vint le jour " J " : on alla la chercher
    Au fond de son trou noir. Dans sa robe drapée,
    Sous l'épaisse poussière, elle avait fière allure,
    Ô sublime déesse ! Ô pure créature !
    On l'ouvrit comme un prêtre ouvrant le tabernacle !
    Horreur ! Horreur ! Horreur ! Ce fut une débâcle :
    Le vin s'était changé en affreuse bibine,
    Pareille à l'eau d'égout et au jus des latrines.
    Le temps parfois nous joue de méchants vilains tours,
    Et le but escompté n'arrive pas toujours.
    Carpe diem, dit le sage,
    Avant que vienne l'âge.
    Car, qu'on le veuille ou non, souvent on est déçu
    D'avoir trop attendu et de n'avoir pas bu.

    Bien, enfin un qui se force.
    A propos, il m'en revient une:
    Un jour de fête, mon père dit à ma sœur ainée "Descends à la cave et remonte une bouteille du rayon du bas, et surtout ne la secoue pas"
    Celle ci, jeune et naïve (Eh oui, ca existait encore) se dit "comment saurait t'il que je l'ai secouée, et joignant le
    geste à sa pensée .....
    Il s'en est aperçu ! 70 ans après, elle s'en souvient encore !
    Amicalement

    en 1940, il fallait voir l'état des soldats français avec leurs bidons de pinard, ça n'était pas beau a voir !