Jacob (LR) juge "aberrante" l'idée d'un rapprochement entre la droite et Macron

Jacob (LR) juge "aberrante" l'idée d'un rapprochement entre la droite et Macron
Le président des Républicains (LR) Christian Jacob, à l'Hôtel Matignon, à Paris, le 20 mai 2020

, publié le mercredi 02 septembre 2020 à 21h04

Le président des Républicains (LR) Christian Jacob a jugé mercredi "aberrante" la proposition du maire LR de Nice Christian Estrosi d'un rapprochement entre la droite et Emmanuel Macron d'ici 2022.

"Sa proposition est aberrante sur le fond", a affirmé à l'AFP M. Jacob, en soulignant qu'elle survient "au moment où Emmanuel Macron est incapable de proposer une réforme de structure", et "où il apparaît clairement que le +en même temps+ est en fait synonyme d'immobilisme".

"C'est à la mode de taper sur les partis, mais Christian Estrosi était heureux d'avoir le soutien de LR aux municipales", a-t-il ajouté.

Le maire de Nice, fréquemment décrit comme "Macron-compatible", a lancé un pavé dans la mare lundi en proposant, "pour ne pas gâcher tous les talents de la droite", de passer "un accord avec Emmanuel Macron pour qu'il soit notre candidat commun à la présidentielle".

Dans Le Parisien, le président de LR a précisé qu'aux régionales et aux départementales, "l'évidence, c'est qu'il ne peut pas y avoir d'accord avec En Marche" car "la démonstration de l'échec de ces accords a été faite aux municipales".

Interrogé sur l'absence pour le moment de candidat de droite, M. Jacob a appelé à "continuer à travailler sur le fond". "Personne ne comprendrait qu'en pleine crise économique et sanitaire, notre seule préoccupation soit de se choisir un candidat", a-t-il affirmé, en appelant à "ne pas mépriser les rendez-vous électoraux" à venir.

"La situation idéale serait d'avoir un candidat naturel" qui émerge. "Sinon, il faudra un système de départage", a-t-il répété, alors que le débat sur la primaire est reparti à droite dans l'attente de la décision de François Baroin, qui doit clarifier ses intentions à l'automne.

Ces derniers jours plusieurs autres ténors de la droite, tels Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Bruno Retailleau, ont posé des jalons pour une éventuelle primaire.

Mais la primaire est selon M. Jacob "une machine servant à mettre en exergue ce qui nous divise". "Mettons plutôt en valeur ce qui nous rassemble", a-t-il affirmé.

A deux jours des "Rendez-vous de la jeunesse" au Port-Marly, il s'est félicité de ce que LR soit "capable de réunir un millier de jeunes pendant deux jours", et dit son souhait "que d'ici le printemps prochain on structure un grand mouvement de jeunes avec une gouvernance, un budget, qui soit autonome".

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