Jacob (LR) demande le retrait des listes de Fesneau, Rugy et Thuriot

Jacob (LR) demande le retrait des listes de Fesneau, Rugy et Thuriot
Le président des Républicains Christian Jacob au siège du parti à Paris, le 9 juin 2021

publié le lundi 21 juin 2021 à 14h02

Le président des Républicains Christian Jacob a demandé lundi "le retrait des listes de la majorité présidentielle" de Marc Fesneau, François de Rugy et Denis Thuriot pour éviter "un risque de gouvernance avec l'extrême gauche" dans trois régions.

"Nous souhaitons éviter partout que l'extrême droite ou l'extrême gauche arrivent au pouvoir. Or il y a un risque de gouvernance avec des équipes de l'extrême gauche ou des Verts extrémistes dans un certain nombre de régions", a fait valoir le patron de LR à l'issue d'un Conseil stratégique du parti. 

C'est pourquoi "dans les Pays de la Loire, nous demandons à M. de Rugy de se retirer" et "en Centre-Val-de-Loire nous demandons à M. Fesneau de se retirer également", ainsi qu'"à M. Thuriot en Bourgogne-Franche-Comté", a-t-il ajouté.

Le Conseil stratégique a par ailleurs "rappelé un soutien unanime à Renaud Muselier face au Rassemblement national" en Paca, a ajouté M. Jacob qui fera un déplacement "avec Gérard Larcher et François Baroin" cette semaine dans la région où le RN devance LR de 4,5 points.

"Il faut que demain pas une voix ne manque à Renaud Muselier", a-t-il martelé.

Au lendemain du premier tour marqué par un bon score des sortants de droite, le président de LR a estimé que les régionales avaient été un "échec cuisant et cinglant" pour le RN "qui s'effondre" et pour le président de la République "qui montre son incapacité a s'implanter dans les territoires".

"On nous a expliqué à longueur d'antenne que LR était explosé, déchiré entre le RN et Emmanuel Macron" mais "nous sommes, et de très loin, le premier parti de France", a-t-il affirmé.

"Nous avons gagné sur la clarté, la transparence et compétence de nos équipes" et la performance du premier tour "est un très bon résultat, mais les choses ne sont pas terminées" avant le second tour, a-t-il ajouté.

En Ile-de-France il n'y a selon lui "aucun risque que l'extrême gauche arrive" au pouvoir tant Valérie Pécresse (ex-LR) a "une très nette avance".

Alors que le bon score de Mme Pécresse, tout comme celui de Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes et de Xavier Bertrand dans les Hauts de France, risque de raviver le débat sur le choix du candidat de la droite pour 2022, M. Jacob a exclu d'accélérer le tempo. 

Le calendrier prévoyant de désigner un candidat à novembre est "calé" et "ne bougera pas", a-t-il martelé.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.