Italie : la France va livrer 10 ex-membres des "Brigades rouges", "trahison innommable" de Macron selon leur avocate

Italie : la France va livrer 10 ex-membres des "Brigades rouges", "trahison innommable" de Macron selon leur avocate
Emmanuel Macron applique la "Doctrine Mitterrand", qui consiste à accorder l'asile sauf en cas de crimes de sang

publié le mercredi 28 avril 2021 à 12h35

Selon l'Elysée, les demandes d'extraditions de ces brigadistes ont été validées par le chef de l'Etat en personne.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a exprimé sa "satisfaction face à la décision de la France de lancer les procédures judiciaires demandées par l'Italie" concernant des ex-membres des Brigades rouges.

La défense dénonce une "mini-rafle"

Les personnes arrêtées en France, "responsables de très graves crimes de terrorisme, ont laissé une blessure qui est encore ouverte", a souligné Mario Draghi dans une courte déclaration transmise par ses services, mercredi 28 avril. "La mémoire de ces actes barbares est encore vive dans la conscience des Italiens".

L'avocate de cinq des sept anciens membres des Brigades rouges italiennes interpellés mercredi en France à la demande de Rome, a dénoncé mercredi cette opération comme une "trahison innommable de la France". "Je suis indignée et je n'ai pas les mots pour décrire cette opération qui s'apparente à une mini-rafle", a déclaré Me Irène Terrel, après l'annonce de l'arrestations de ces cinq hommes et deux femmes, condamnés en Italie pour des actes de terrorisme, notamment des assassinats, commis dans les années 1970-80.

Selon l'Elysée, la décision de transmettre à la justice française les demandes d'extraditions de ces sept anciens brigadistes et de trois autres qui n'ont pas été trouvés mercredi matin à leur domicile, "a été prise par le président" Emmanuel Macron "et s'inscrit strictement dans la 'doctrine Mitterrand'" d'accorder l'asile aux ex-brigadistes sauf pour les crimes de sang.
 

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