"Islamo-gauchisme": Jadot demande la démission de Vidal

"Islamo-gauchisme": Jadot demande la démission de Vidal
Yannick Jadot le 27 août 2020 à Paris

, publié le dimanche 21 février 2021 à 13h09

L'eurodéputé et probable candidat à la primaire EELV Yannick Jadot a demandé dimanche la démission de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal, estimant que "l'islamo-gauchisme" ne "correspond à rien".

"Elle doit partir. La ministre qui porte la disqualification de la recherche et de l'enseignement supérieur dans notre pays ne peut rester en poste", a estimé Yannick Jadot sur France 3.

Inquiète d'un "islamo-gauchisme" qui "gangrènerait la société", Mme Vidal a annoncé mardi avoir demandé au CNRS "un bilan de l'ensemble des recherches" qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme.

Après de vives réactions dans le monde académique et politique, pour certaines réclamant sa démission, elle a été recadrée en termes policés par l'exécutif et sommée de se concentrer sur les difficultés des étudiants.

L'"islamo-gauchisme", "pour moi ça ne correspond à rien", a dénoncé Yannick Jadot dimanche, qui a ensuite nuancé: "Qu'il y ait eu des complaisances individuelles, à droite comme à gauche, avec des associations qui protègent un agenda salafiste, c'est une évidence".

La priorité est "les files d'attente terribles, choquantes d'étudiants pour simplement pouvoir manger", a déclaré l'écologiste.

Qui a accusé Emmanuel Macron: "Il y a une dérive initiée par le président de la République absolument pas responsable, sur les sujets qui sont en train de tarauder la société".

"Quand il était candidat à la présidentielle de 2017, il avait qualifié le colonialisme comme un crime contre l'humanité, aujourd'hui l'objectif c'est de mettre une police de la pensée derrière chaque chercheur, de reprendre l'identité nationale de Nicolas Sarkozy, de réhabiliter Maurras et Pétain, avec un Gérald Darmanin qui fait le lien entre jihadisme et rayons halal", a lancé Yannick Jadot.

"Il y a une ligne choisie par le président de la République d'aller chasser sur les terres de l'extrême-droite en vue de 2022, au risque de fracturer la société", a-t-il déploré.

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