Islamisme: Dupont-Aignan veut pénaliser les "prédications subversives"

Islamisme: Dupont-Aignan veut pénaliser les "prédications subversives"
Le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan le 26 septembre 2020 à Paris

, publié le mardi 20 octobre 2020 à 12h41

Le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a annoncé le dépôt mardi d'une proposition de loi pour pénaliser les "prédications subversives et séditieuses", parmi ses propositions contre l'islamisme radical.

D'après sa proposition de loi, qui s'inspire d'un texte déposé fin 2016 (rejeté par l'Assemblée) par l'ancienne députée LR Nathalie Kosciusko-Moriset, "toute prédication visant à imposer la loi religieuse au-dessus de la loi de la République sera considérée pénalement comme un délit (et) punie fermement" par 10 ans de prison et 100.000 euros d'amende, a détaillé le président de Debout la France lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

Son texte n'a cependant quasiment aucune chance d'être examiné par l'Assemblée nationale, M. Dupont-Aignan n'appartenant à aucun groupe politique et n'ayant pas d'ordre du jour réservé.

"Si l'auteur de l'infraction est de nationalité étrangère, cette peine est complétée par une interdiction du territoire, c'est-à-dire une expulsion" et s'il est binational il "est déchu de la nationalité française et expulsé", a ajouté le parlementaire.

"Nous voulons ainsi donner une base légale à la mise hors de la France de l'islamisme, c'est-à-dire du dévoiement de la religion musulmane", a fait valoir le candidat à la présidentielle.

M. Dupont-Aignan a demandé en outre un "contrôle de l'immigration" avec un "moratoire sur le regroupement familial" et la suppression du droit du sol, et plaidé pour "une véritable politique d'assimilation républicaine", qui passerait par un service national de 3 mois et l'interdiction du port du voile à l'université et dans les entreprises.

"Un pays incapable d'assimiler ne peut que produire des délinquants puis des islamistes qui trouvent dans la radicalité une réponse à leurs souffrances", a-t-il plaidé.

Le député de l'Essonne a également proposé de "restaurer l'autorité de l'Etat" en créant notamment une "cour de sûreté de l'Etat pour une législation d'exception" et en expulsant les fichés S en situation irrégulière.

Il a enfin redit souhaiter que les imams prêtent un "serment de fidélité à la République" pour reconnaître l'égalité entre les hommes et les femmes ou encore l'apostasie.

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