«Invasion migratoire» : Dupont-Aignan relaxé pour ses propos de campagne

«Invasion migratoire» : Dupont-Aignan relaxé pour ses propos de campagne
Nicolas Dupont-Aignan, le 9 mai 2016.

leparisien.fr, publié le mercredi 06 juin 2018 à 17h44

Le président de Debout la France s'indignait d'avoir été poursuivi alors que Gérard Collomb ne l'a pas été pour ses déclarations sur les régions « submergées ».

« En 2016, les socialistes compensent la baisse de natalité par l'invasion migratoire. Le changement de population, c'est maintenant ! » C'est pour ces propos tenus dans un tweet du 17 janvier 2017, en pleine campagne présidentielle, que Nicolas Dupont-Aignan avait été poursuivi pour provocation à la haine ou à la discrimination.

A l'audience, le parquet de Paris avait requis 5 000 euros d'amende avec sursis à l'encontre du président de Debout La France. Le candidat malheureux a finalement été relaxé sur le fond ce mercredi.

Dupont-Aignan avait jugé « surréaliste et délirant » le réquisitoire du parquet qui l'avait poursuivi après un signalement de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) qui, partie civile, avait pour sa part demandé 5 000 euros de dommages et intérêts.

Le député de l'Essonne avait notamment fait le rapprochement entre ses propos et ceux, plus récents, du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Ce dernier avait évoqué début avril devant les députés « des régions submergées par les demandeurs d'asile ». « M. Collomb n'a pas été traduit devant le parquet de Paris », rappelait Dupont-Aignan, alors que « j'ai été traîné comme un malpropre devant le tribunal ».

La 17e chambre correctionnelle de Paris n'a même pas eu besoin de retenir le motif de l'immunité parlementaire invoqué par les avocats du député de l'Essonne. Une décision de justice qui « prouve que le tribunal est indépendant. Le parquet avait initié un procès politique », a réagi l'avocat de « Nicolas Dupont-Aignan, Me Damien Lempereur. « Ce n'est pas être haineux que de dire simplement qu'il y a un problème migratoire en France », en a conclu l'ancien candidat à la présidentielle.

Saluant une décision « raisonnable » des juges, le président de Debout La France a dénoncé une justice à « deux poids deux mesures », et un « parquet politisé, au service du gouvernement, qui voulait abattre un opposant politique ».

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