Intrusion de "gilets jaunes" dans le ministère de Benjamin Griveaux : Jean-Luc Mélenchon ironise

Intrusion de "gilets jaunes" dans le ministère de Benjamin Griveaux : Jean-Luc Mélenchon ironise
Jean-Luc Mélenchon le 20 décembre 2018 à l'Assemblée nationale.

, publié le lundi 07 janvier 2019 à 17h54

Alors que le porte-parole du gouvernement a reproché à Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir condamné l'intrusion dans son ministère et les violences lors de l'acte 8 des "gilets jaunes", le leader de la France insoumise a raillé Benjamin Griveaux sur Twitter.

Invité lundi 7 janvier de France Inter, Benjamin Griveaux a fait part de sa colère face aux absences de condamnations par l'opposition des violences qui ont émaillé samedi l'acte 8 des "gilets jaunes". Plusieurs d'entre eux ont fait intrusion samedi 5 janvier dans le ministère du porte-parole du gouvernement.

Les manifestants ont forcé la porte du bâtiment à l'aide d'un chariot-élévateur.



Jean-Luc Mélenchon a raillé dans un tweet le ministre et ses reproches. "Griveaux veut plus de respect pour la porte d'un ministère que Belloubet n'en eu pour celle de chez moi. Sa porte est sacrée ? La République c'est sa porte ?", a écrit le leader de la France insoumise, faisant référence aux perquisitions menées chez lui et au siège du parti de gauche le 16 octobre 2018. Il avait à cette occasion déclaré "ma personne est sacrée" et "la République, c'est moi !". Le député des Bouches-du-Rhône termine son message par un clin d'œil.



Sur France Inter, Benjamin Griveaux a dénoncé "une capitalisation morale et intellectuelle" de l'opposition. "Aucun patron d'aucun parti d'opposition n'a eu de réaction suite à l'intrusion dans mon ministère et suite aux violences sur les mairies de Rennes, sur les préfectures", s'est-il emporté. Visant particulièrement Jean-Luc Mélenchon, le porte-parole du gouvernement l'accuse "d'instrumentaliser politiquement la colère des gens". Jean-Luc Mélenchon "a quitté le champ républicain", a-t-il asséné.

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