Interview : Macron ce soir face à Plenel et Bourdin

Interview : Macron ce soir face à Plenel et Bourdin

Emmanuel Macron sera interrogé par les « puncheurs » Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin.

leparisien.fr, publié le dimanche 15 avril 2018 à 11h06

Le président de la République fera le bilan d'une année à la tête du pays. Il reviendra aussi sur les frappes en Syrie.

Macron au théâtre. Après une salle de classe, jeudi, à Berd'huis (Orne), Emmanuel Macron sera de nouveau interviewé ce dimanche soir, à partir de 20h35. Et pour décor, BFMTV et Mediapart ont choisi le Théâtre national de Chaillot, à Paris (XVIe). Ces deux heures d'entretien, qui ne manqueront pas de déborder du cadre horaire, ont été programmées en début de semaine, avant que la France ne participe aux frappes, avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, contre des installations syriennes à proximité de Damas et Homs abritant des armes chimiques.

Dans son blog hébergé sur Mediapart, Edwy Plenel explique que ce rendez-vous, qui dans le principe avait été lancé le 5 mai 2017 pour évaluer la première année du président de la République, a été assorti de plusieurs conditions par l'équipe com'de Macron : « pas dans les locaux de Mediapart, sans questionnement collectif de l'équipe, en association avec un média partenaire » et au palais de l'Elysée. Ismaël Emelien, Sylvain Fort et Sibeth Ndiaye étaient à la manœuvre.

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Pour cette quatrième interview depuis son accession au pouvoir, décision a été prise d'interroger le chef de l'Etat conjointement avec Jean-Jacques Bourdin (RMC et BFMTV). « Il va sans dire qu'il ne connaît aucune des questions qui lui seront posées dimanche soir », poursuit le fondateur du site d'investigation. Quant au lieu, après avoir proposé le Collège de France, le café Fluctuat nec Mergitur, place de la République, c'est le théâtre de Chaillot, place du Trocadéro qui a été retenu, pour des raisons de sécurité autant que le symbole. Lieu du théâtre populaire de Jean Vilar, c'est là qu'après la Seconde Guerre mondiale, la toute nouvelle Organisation des Nations unies (ONU) tint deux de ses assemblées générales, en 1948 et en 1952.

Parmi les sujets abordés : NDDL et la grève à la SNCFUn rappel de l'Histoire qui ne pourra que sonner, ce soir, alors qu'Emmanuel Macron sera amené à défendre sa décision, sans mandat de l'ONU et sans consulter le Parlement, de procéder à des frappes aériennes sur des sites syriens. Les Américains se sont dits prêts à « dégainer de nouveau » contre le régime de Bachar al-Assad. Et les Français ?

Le président de la République sera aussi fatalement interrogé sur les évacuations à Notre-Dame-des-Landes. Après cinq jours d'intervention et six d'affrontements, l'exécutif affirme que l'état de droit a été rétabli dans la zone, mais la manifestation samedi à Nantes et celle programmée dimanche après-midi dans la ZAD démontrent que les éléments les plus déterminés restent sur place, avec le soutien de nombreux militants. Ce n'est pas un hasard si un délai supplémentaire a été donné aux zadistes, même expulsés, pour demander la régularisation de leurs projets sur à Notre-Dame-des-Landes.

Sa politique économique, avec la hausse de la CSG, la suppression de l'ISF, la réforme de la fiscalité des entreprises et des dividendes, devrait figurer au menu. Le président de la République ne devrait pas en dire plus que jeudi, sur TF 1, que ses propos de fermeté face aux cheminots. Enfin, le controversé projet de loi sur l'asile et l'immigration devrait être abordé, alors que le texte est débattu à partir de lundi à l'Assemblée et qu'il nourrit une petite fronde parmi certains parlementaires LREM.

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