Insécurité : "Vivement qu'on ait un régime un peu plus autoritaire", déclare Robert Ménard

Insécurité : "Vivement qu'on ait un régime un peu plus autoritaire", déclare Robert Ménard
Robert Ménard à Montpellier, le 3 novembre 2020.

, publié le mardi 24 novembre 2020 à 14h01

Le maire de Béziers a cité la Pologne et la Hongrie en exemple : "des régimes où on ne se couche pas devant l'Union européenne".

Robert Ménard, proche du Rassemblement national, a estimé mardi 24 novembre que la solution aux problèmes d'insécurité se trouvait dans l'instauration d'un "régime autoritaire", qui s'affranchisse notamment de la Cour européenne des droits de l'Homme.

"Vivement qu'on ait un régime un peu plus autoritaire qui sache taper du poing sur la table", a déclaré sur CNews le maire de Béziers, en réagissant à la destruction de mâts de vidéosurveillance au moyen d'un engin de chantier à Montbéliard (Doubs).


"Le problème aujourd'hui c'est qu'on tolère un certain nombre de choses qui sont intolérables", a-t-il encore dit,sans détailler. "Il faut un régime autoritaire (...) pour avoir la force de dire que tant qu'on ne sortira pas en partie de la Cour européenne des droits de l'Homme et de la Cour de justice (de l'Union) européenne on ne sortira pas de ces situations", a ajouté le maire.

Interrogé pour savoir ce qu'il entendait par cette expression, l'édile a répondu: "c'est la Hongrie, la Pologne, des régimes où on ne se couche pas devant l'Union européenne, des régimes où on préfère son pays à l'Union européenne" et "c'est arrêter de nous gonfler avec la démocratie participative".


"Ce que les gens demandent, dans ma ville comme ailleurs, c'est quelqu'un qui (...) fasse ce pour quoi il est élu, qui ne change pas d'avis", a-t-il ajouté. Les gens "en ont marre des eunuques du vocabulaire" qui "n'appellent jamais les choses par leur nom".

"Quand je serai président de la République on en reparlera", a conclu Robert Ménard sur le ton de l'ironie, en défendant le "besoin d'un type autoritaire et mal élevé" à la tête de l'État. "Arrêtez avec la dignité du débat, les gens en crèvent (de) la dignité du débat. (...) Moi j'ai juste envie de changer la France".

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