Indemnité inflation : "Les chèques c'est exactement ce qu'il faut faire", défend Emmanuel Macron

Indemnité inflation : "Les chèques c'est exactement ce qu'il faut faire", défend Emmanuel Macron©Aris OIKONOMOU / POOL / AFP

publié le vendredi 22 octobre 2021 à 17h50

"Si on veut accompagner sur le pouvoir d'achat des gens qui sont soumis à des augmentations sur différents segments, mieux vaut avoir un instrument plus ciblé qu'un instrument général", a affirmé le président de la République Emmanuel Macron ce vendredi 22 octobre.

Au lendemain de l'annonce d'une "indemnité inflation" par le Premier ministre Jean Castex, les critiques émanants de l'opposition ne manquent pas. "Chèque en bois", "improvisations", "chèque cadeau" à six mois de la présidentielle, a-t-on notamment raillé.



Ce vendredi 22 octobre, le président de la République a tenu à lui-même défendre cette mesure lors d'un point presse depuis Bruxelles, en Belgique.

Selon lui, cette indemnité inflation est "plus juste et mieux ciblée".

"J'attire l'attention quand même de celles et ceux qui proposent de baisser les taxes sur le carburant. Première chose : manipuler la TVA n'est pas possible en droit européen. Deuxième chose : concernant les taxes sur les carburants, nous sommes à peu près dans la moyenne européenne, mais ça coûte beaucoup, beaucoup plus cher", a-t-il affirmé.

"Troisième élément : elle est absolument non ciblée. C'est à dire que quand vous baissez la fiscalité sur les carburants - laquelle n'augmente pas avec le prix, elle est indéterminée, c'est la TVA qui va augmenter avec le prix - vous la baissez pour tout le monde", a continué le président de la République.

Un "choix d'urgence"

"Si on veut accompagner sur le pouvoir d'achat des gens qui sont soumis à des augmentations sur différents segments, mieux vaut avoir un instrument plus ciblé qu'un instrument général", a-t-il ajouté.

Cette aide n'est "pas liée à quelque cycle politique que ce soit", a-t-il en outre assuré.

"Les chèques c'est exactement ce qu'il faut faire", c'est "un choix d'urgence, pour répondre à un choc soudain". "Et on n'avait pas fait assez vite il y a trois ans, je le reconnais très aisément", a-t-il dit, en allusion à la crise des "gilets jaunes" fin 2018.

Mais à plus long terme, "on va aller vers une augmentation des prix de l'énergie et il faut intensifier l'aide à la transition", a-t-il dit, en citant les aides à la rénovation des bâtiments ou pour la conversion des véhicules.

Et "la meilleure politique pour défendre le pouvoir d'achat c'est de recréer des emplois et des embauches", a-t-il conclu.

Prix bloqués, baisse des taxes, chèque ou indemnité, aides ciblées... Face à la flambée des prix de l'énergie, plusieurs pays européens ont également pris des mesures diverses pour limiter l'impact sur le pouvoir d'achat et la facture des consommateurs.

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