Inceste, pédophilie : Rachida Dati fustige une gauche parisienne "complice"

Inceste, pédophilie : Rachida Dati fustige une gauche parisienne "complice"
Rachida Dati, en août 2020, à Paris

, publié le mardi 02 février 2021 à 19h45

Les propos de l'ancienne garde des Sceaux ont provoqué un tollé dans la municipalité.

Rachida Dati a livré une réquisitoire acerbe face aux élus de gauche du Conseil de Paris, évoquant une "gauche complice de pédophilie et d'inceste". Cette sortie a suscité l'indignation de la majorité municipale qui a dénoncé des propos "diffamatoires".

La maire LR du 7e arrondissement réagissait au rejet par l'exécutif parisien d'un voeu exprimé par l'élue LR Nelly Garnier appelant à la création d'une commission indépendante de lutte contre les abus de pouvoir et les violences sexuelles qui seraient commis par des élus parisiens.

"Impunité, silence, circulez il n'y a rien à voir, c'est une honte", s'est emportée Rachida Dati, présidente du groupe "Changer Paris" au premier jour du Conseil de Paris. "Complices de viol, complices de pédophilie, complices d'inceste, oui je le maintiens."

La "gauche mondaine" dans le viseur

Ses propos ont suscité l'indignation dans les rangs de la majorité où le président du groupe communiste et citoyen, Nicolas Bonnet Oulaldj, a demandé des excuses à l'ancienne garde des Sceaux pour ses propos relevant de la "diffamation", avant d'obtenir une interruption de séance. 

Un peu plus tôt, Nelly Garnier avait indiqué avoir "honte" pour la gauche mondaine qui aura tout couvert. "Pour cette gauche, ce n'est jamais du viol c'est de l'amour, ce n'est jamais de la pédophilie, c'est de l'art, c'est de la littérature, depuis des mois les débats au sein de ce conseil sont pollués par votre incapacité à agir", avait-elle ajouté. 



La majorité municipale parisienne a été éclaboussée ces derniers mois par plusieurs accusations de viol, dont celles visant Christophe Girard, l'ancien adjoint à la Culture, classées sans suite depuis par la justice en raison de la prescription des faits.  L'ex-bras droit d'Anne Hidalgo avait été contraint à la démission en juillet 2020 de son poste d'adjoint en raison de ses liens avec l'écrivain accusé de pédophilie Gabriel Matzneff. "La ville de Paris mène une politique de tolérance zéro contre les violences sexuelles et sexistes depuis des années", a assuré Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris en charge de l'égalité femmes-hommes. 

Sur la question de l'exemplarité des élus, "je pense qu'on peut s'accorder pour dire que sur chaque banc de cet hémicycle il y a probablement des progrès à faire", a souligné de son côté l'élue EELV Raphaëlle Rémy-Leleu dont le groupe s'est abstenu sur le voeu de Nelly Garnier.  "On peut travailler à des dispositifs plus contraignants et plus innovants pour assurer de la déontologie des élus face aux accusations, au harcèlement sexuel et aux agressions", a-t-elle ajouté. 
 

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