"Impossible n'est pas français" : Éric Zemmour dévoile son slogan avant un meeting sous haute tension

"Impossible n'est pas français" : Éric Zemmour dévoile son slogan avant un meeting sous haute tension
Éric Zemmour à Boulogne-Billancourt, le 1er décembre 2021.

publié le samedi 04 décembre 2021 à 11h14

Les organisateurs du premier meeting d'Éric Zemmour et les forces de l'ordre s'attendent à des manifestations violentes d'antifas.

"Impossible n'est pas français" : le désormais candidat à la présidentielle, Éric Zemmour, a dévoilé vendredi 3 décembre son affiche de campagne et son slogan, alors qu'il tient son premier meeting dimanche. Des manifestations "violentes" d'antifas sont attendues.

Avec ce slogan -une expression attribuée à Napoléon-, il espère "mobiliser" ses partisans pour en faire une démonstration de force après une entrée dans la campagne présidentielle houleuse, décriée par toute la classe politique. "C'est absolument dingue l'engouement, (...) On attend beaucoup de monde", a assuré Antoine Diers, le porte-parole des Amis d'Eric Zemmour.

Le candidat devrait également dévoiler le nom et le logo de son parti ainsi qu'une "scénographie" qui l'accompagnera tout au long de sa campagne.


Pour ce "meeting de mobilisation", le directeur des événements du nouveau candidat, Olivier Ubéda, assure avoir recensé 19.000 inscrits, pour lesquels il a fallu changer de lieu, du Zenith au Parc des expositions de Villepinte. Il s'agissait aussi de ne pas mettre en "danger" le public au regard des manifestations prévues, qu'il anticipe "violentes".

"S'il y a des milices d'extrême gauche qui veulent commettre des exactions et mettre le bazar, le souci, ce sont elles, pas nous", lâche Samuel Lafont, responsable de la communication numérique.

Une cinquantaine d'organisations syndicales, de partis et d'associations ont appelé à manifester dimanche à Paris pour "faire taire" le candidat d'extrême droite, sur le parcours initialement prévu, de Barbès à la Villette, où se trouve le Zénith. De source policière, la manifestation et le meeting au Parc des expositions sont considérés "à risque". La police attend quelques milliers de personnes à Paris et une centaine de militants de l'ultra-gauche à Villepinte où elle craint des affrontements.  

Le président PS de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, soutenu par la députée LFI Clémentine Autain, a lancé de son côté une pétition pour faire annuler le meeting par les propriétaires du lieu, le groupe Viparis, en l'interpellant sur sa "charte de la diversité".

"Après les cafés interdits aux femmes et les quartiers interdits à la police, Stéphane Troussel voudrait maintenant un département entier interdit à tous ceux qui veulent que la France reste la France", a rétorqué Eric Zemmour sur Twitter. La démarche a aussi été contestée par le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon, pour qui "la démocratie, c'est d'écouter aussi ce qui vous déplaît". "C'est par l'argumentation d'abord, et in fine dans les urnes, que se combat utilement l'extrême droite", a abondé le député LR Guillaume Larrivé.

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