Impossible de gagner la présidentielle pour le PS s'il critique le bilan du quinquennat Hollande, d'après Bernard Cazeneuve

Impossible de gagner la présidentielle pour le PS s'il critique le bilan du quinquennat Hollande, d'après Bernard Cazeneuve
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve aux côtés de François Hollande, le 21 décembre 2016, après le conseil des ministres à Paris.

Orange avec AFP, publié le lundi 02 janvier 2017 à 09h37

Lui, le fidèle parmi les fidèles, continue de défendre le "bon bilan" de François Hollande. Bernard Cazeneuve, invité de la matinale de France Inter ce lundi 2 décembre, il a prévenu les candidats de la primaire de gauche : s'ils continuent à renier le bilan du quinquennat socialiste, ils courent à leur perte.


"Il sera très difficile de gagner la primaire et la présidentielle en étant critique à l'égard du bilan François Hollande".

Pour le Premier ministre fraîchement nommé, "le bilan est bon, et c'est parce qu'il est bon que nous devons nous y adosser pour gagner la présidentielle". "Pendant ce quinquennat, énormément de sujets ont progressé", a-t-il encore affirmé, exemples à l'appui. Il a notamment cité les progressions en matière de recul du chômage et de l'investissement industriel.



"Mon souhait, c'est que la gauche gagne la présidentielle, c'est assez simple". Bernard Cazeneuve, s'il a d'ores et déjà déclaré qu'il ne soutiendrait aucun candidat à la primaire de gauche, affiche tout son soutien pour son parti. Tout en réaffirmant son soutien indéfectible au Président de la République. "Il est rare en politique que de grands chefs d'Etat s'effacent pour que l'essentiel puisse être préservé".

À Patrick Cohen, le journaliste de France Inter, qui l'interroge sur la guerre contre le groupe État islamique, l'ancien ministre de l'Intérieur affirme que la France doit se battre sur plusieurs fronts : en Irak, où François Hollande est présent ce lundi pour "témoigner aux militaires de la reconnaissance de la nation", là où se trouve "l'état-major du groupe État islamique", et sur notre territoire, "si nous voulons éviter des attentats sur le territoire européen, il faut faire monter en puissance notre dispositif antiterroriste".


Enfin, il a aussi abordé la question du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu : "c'est une mesure qui permettra aux contribuables en difficulté d'être moins impactés qu'auparavant au moment du paiement de l'impôt". Et déconseille à ses adversaires, s'ils "arrivent au pouvoir", de "le remettre en cause".

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