Île-de-France : Valérie Pécresse demande la suppression de l'attestation employeur

Île-de-France : Valérie Pécresse demande la suppression de l'attestation employeur
Valérie Pécresse à la gare de l'est, à Paris, le 10 mai.

, publié le lundi 15 juin 2020 à 12h50

En raison du passage de la région Île-de-France en zone verte, sa présidente, Valérie Pécresse demande la fin de l'attestation employeur, limitant le nombre d'usagers lors des heures de pointe. Mais certaines recommandations vont subsister. 

"Un retour à la normale". Au lendemain de l'annonce faite, par Emmanuel Macron, du passage de la région Île-de-France en zone verte, sa présidente, Valérie Pécresse, entend mettre fin à certaines mesures exceptionnelles. 


"C'est une décision qui était vraiment très attendue, c'est bienvenu, mais maintenant, le défi de la reprise est devant nous parce qu'il faut un retour à la normale, notamment dans les transports en commun", a averti Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR) sur France 2, lundi 15 juin.

"Ce que je souhaite, c'est qu'on redonne la liberté de circuler en Île-de-France", donc "la suppression de cette attestation employeur qu'on demandait aux Franciliens pour se déplacer aux heures de pointe", a réclamé l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. 

Cela devra se faire "avec des mesures de protection", a ajouté Valérie Pécresse selon qui "le port du masque devra rester obligatoire encore plusieurs semaines, vraisemblablement jusqu'aux départs en vacances, jusqu'à la mi-juillet, pour nous protéger tous".

Elle a demandé aux employeurs de "continuer ce qu'on appelle le lissage des heures de pointe, c'est-à-dire de laisser arriver leurs salariés de 6 heures et demie du matin jusqu'à 10 heures et demie" et l'après-midi "de les laisser partir de 3 heures et demie jusqu'à 7 heures", a-t-elle plaidé. 

"Ce lissage des heures de pointe si ça pouvait être un acquis de cette crise, ça permet de décongestionner les transports et d'éviter les bouchons sur les routes", a insisté la présidente de région.

"Il faut d'urgence, c'est ce à quoi tous les élus d'Île-de-France unanimes ont appelé, un plan de soutien pour les transports du quotidien" de la part de l'Etat, a réclamé une nouvelle fois Mme Pécresse, en rappelant le "trou dans les recettes" de 2,5 milliards d'euros pour la seule région francilienne à cause de la crise du Covid-19.
 

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