Il faut "rendre le salafisme illégal", selon NKM

Il faut "rendre le salafisme illégal", selon NKM
Nathalei Kosciusko-Morizet à Paris, le 13 juillet 2016. (Illustration)

, publié le mardi 19 juillet 2016 à 18h10

- Tout comme certains imams français, NKM prône la fin du financement étranger pour les mosquées en France. -

Il faut "rendre le salafisme illégal" en France, a estimé mardi 19 juillet Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Républicains) dans une tribune à L'Opinion.

"Neutraliser ce qui nourrit Daech et lutter contre la radicalisation, c'est rendre le salafisme illégal et faire naître un Islam de France, respectueux de la République", affirme NKM, cinq jours après l'attentat de Nice (84 morts).

Selon l'ancienne ministre, "la guerre est d'abord chez nous. Là doit être notre priorité". "Les chefs islamistes manipulent des esprits faibles. Ils prospèrent sur la radicalisation. Nous devons donc mener la guerre sur deux fronts : contre les têtes pensantes et contre la radicalisation qui leur sert de terreau".



En matière de renseignement, Mme Kosciusko-Morizet prône une agence de renseignement technologique unique, "sur le modèle de la NSA aux Etats-Unis". Elle souhaite également que la France s'inspire de ce qui se fait en Israël au niveau du "profilage" des personnes pouvant potentiellement tomber dans le terrorisme, par un "croisement de la technologie et de la proximité" sur le terrain.

Afin de "mobiliser des financements nationaux et interdire définitivement ceux des pays du Golfe", elle souhaite également "mettre en place une redevance sur le halal". Cette redevance pourrait être "reversée à la Fondation des oeuvres de l'islam", a-t-elle expliqué à l'AFP. "Le halal, c'est 6 milliards d'euros par an. La redevance pourrait être de 1%. Les 60 millions ainsi récoltés permettraient de couper tout financement étranger" de l'islam sur le territoire.

Autres propositions de NKM: "créer une formation publique obligatoire des imams, pour proscrire à terme les prêcheurs qui n'auraient pas cette qualification", et "construire 20.000 nouvelles places en prison". Par ailleurs, Mme Kosciusko-Morizet souhaite l'instauration "d'un service national court", qui serait un "sas pour la réserve opérationnelle". "On y apprendrait les gestes qui sauvent et ceux qui permettent de se défendre".

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