"Il faut laisser le maire dire à l'Éducation nationale" comment chaque école pourra être rouverte, estime Edouard Philippe

"Il faut laisser le maire dire à l'Éducation nationale" comment chaque école pourra être rouverte, estime Edouard Philippe
(Photo d'illustration)
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, publié le mercredi 29 avril 2020 à 14h47

Au lendemain de la présentation de son plan de déconfinement, le Premier ministre a précisé mercredi devant les députés qu'il avait "totalement confiance" dans les maires pour indiquer aux responsables de l'Education nationale quelle école rouvrir ou non le 11 mai. 

Après six semaines de confinement, mis en place pour enrayer la propagation du coronavirus, Edouard Philippe a présenté mardi 28 avril son plan de déconfinement à partir du 11 mai, avec notamment la réouverture progressive des écoles. "Nous proposons une réouverture très progressive des maternelles et de l'école élémentaire à compter du 11 mai, partout sur le territoire, et sur la base du volontariat", a déclaré le Premier ministre à l'Assemblée nationale. "Dans un deuxième temps, à compter du 18 mai, mais seulement dans les départements où la circulation du virus est très faible, nous pourrons envisager d'ouvrir les collèges, en commençant par la 6ème et la 5ème", a-t-il poursuivi, ajoutant que la décision pour les lycées serait prise fin mai. 




Alors que cette décision inquiète les enseignants et parents d'élèves, le chef du gouvernement assuré mercredi qu'il laisserait une grande marge de manoeuvre aux maires. "Il faut laisser le maire être en mesure de dire aux responsables de l'Éducation nationale : 'dans l'école Anatole-France, ça ne va pas être la même chose que dans l'école Jean-Moulin', parce que les lieux, la façon de s'organiser le nombre d'élèves inscrits dans telle école rendent plus facile ici que là, l'organisation parfaite de cette affaire", a-t-il prôné lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Ça n'est pas moi qui peut le dire, ce n'est pas le ministre de l'Éducation nationale; c'est souvent le directeur de l'école, le maire et le représentant local de l'Éducation nationale, et j'ai totalement confiance dans ces trois acteurs", a poursuivi le Premier ministre qui a reçu les associations d'élus locaux dans la matinée pour voir comment mettre en musique le déconfinement par région et par département.

Des "discussions intenses, précises, confiantes, pour prendre les bonnes mesures"

Dans les départements qui seront classés "rouge", c'est-à-dire où la circulation du virus est élevée, si "un maire nous dit que dans telle commune, compte tenu de l'explosion du nombre de cas, on n'est pas encore prêt, et bien on discutera avec eux et on comprendra la spécificité de la situation dans cette commune, pour essayer de trouver la bonne façon, le bon rythme, d'ouvrir l'école", a encore fait valoir Édouard Philippe.

"Dans les départements rouges, toutes les communes ne sont pas affectées de la même façon", a-t-il encore martelé, en insistant sur "une logique qui commande des effets et qui commande l'esprit du partenariat entre les élus locaux et les acteurs de terrain".

"Cet esprit, il est plus important à comprendre que la règle, parce que c'est celui qui va nous permettre de piloter finement et efficacement la maîtrise de la circulation du virus", a ajouté le Premier ministre. "Donc il y aura des départements verts, des départements rouges, mais il y aura partout une discussion intense, précise, confiante, pour prendre les bonnes mesures", a-t-il encore souligné.

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